Depuis plus d’une semaine, le professeur Moïse Timtchueng demeure introuvable.
Traqué à Dschang, le Pr Moïse Timtchueng porté disparu. Ni son épouse ni ses proches n’ont eu de nouvelles de lui, tandis que des voisins à Dschang affirment avoir observé des allées et venues suspectes autour de son domicile dans les jours précédant ce qui ressemble de plus en plus à une disparition inquiétante.
Cette situation intervient dans un climat politique t tendu, né de la présidentielle contestée du 12 octobre 2025. Depuis ce scrutin, une véritable psychose s’est installée, marquée par des arrestations, des intimidations et des disparitions visant des figures réelles ou supposées de l’opposition.
Une traque ciblée des soutiens de l’opposition
Le Pr Moïse Timtchueng n’est pas un inconnu sur la scène politique et intellectuelle. Après avoir soutenu la candidature de Maurice Kamto, rejetée par le Conseil constitutionnel, il s’était ensuite rallié à Issa Tchiroma Bakary, autre figure de l’opposition. Un engagement politique qui semble aujourd’hui lui coûter cher.
Son cas ravive le souvenir tragique d’Anicet Akané, enlevé puis décédé en détention, un drame qui continue de hanter les consciences. Pour de nombreux observateurs, la disparition présumée de Moïse Timtchueng s’inscrirait dans une logique de répression systématique visant à faire taire toute voix dissidente.
Un pouvoir sans partage face à la contestation
Après plus de 43 ans au pouvoir, Paul Biya dirige un régime souvent accusé de museler l’opposition, d’étouffer le débat démocratique et de gouverner par la peur. Arrestations arbitraires, intimidations, pressions sur les journaliste et militants politiques.
La disparition présumée de Moïse Timtchueng, si elle venait à être confirmée, constituerait une nouvelle ligne rouge franchie, renforçant les inquiétudes sur le respect des droits humains et des libertés fondamentales au Cameroun.





