Le politologue Njoya Moussa dans cette sortie revient sur les propos de l’économiste concernant la question de la vice-présidence et le rôle presqu’inexistant de l’opposition.
« Face à cette question interpellative, une bonne partie de l’opposition a plutôt cru y voir un mépris, une façon pour ce chroniqueur controversé de la chaîne Vision 4 de les narguer. Et pour cela, ils ont déversé des tombereaux d’injures sur lui ! En réalité, si ces opposants ont plutôt choisi de l’insulter, au lieu de répondre simplement à son questionnement, au lieu de dire nous que « si Paul Biya le fait, voici ce que nous allons faire pour le contraindre à ne pas faire… », c’est justement parce qu’elle est en toute incapacité de faire quoi que ce soit, si un tel scénario se réalise. Car au fond, la question de Dieudonné Essomba est une interpellation à la responsabilité de l’opposition camerounaise, dans un contexte où le Cameroun se trouve à un carrefour de scénarios, les uns plus catastrophiques que les autres ! Et au lieu que l’opposition se concerte pour affiner ses stratégies, mobilise ses militants pour démontrer sa puissance, et rassemble ses carnets pour exercer un lobbying national et international, à quoi assiste-t-on depuis des semaines ?Des opposants totalement irresponsables, dont la faction « radicale » se livre à des guéguerres stériles, au point où on se pose de sérieuses questions sur la santé mentale des protagonistes, tandis que les leaders de sa faction « connivente », complices habituels du régime Biya, ne rêvent que de devenir ministres dans le prochain gouvernement. Alors, si le Cameroun sombre totalement au fil des jours dans l’abîme de la dictature la plus obscure d’un Continent africain, pourtant déjà si fleuri en autocraties obscurantistes, c’est davantage de la faute de l’opposition Camerounaise, qui n’aura pas su et pu faire que, comme le disait Jerry Rawlings, même si c’est le diable qui est au pouvoir, qu’il ne puisse pas agir selon sa seule et unique volonté !Aussi, au lieu d’insulter tous ceux qui les mettent devant leurs responsabilités, ceux qui ont décidé librement (personne ne les a obligés) de prendre la casquette d’opposants, devraient-ils plutôt se mettre devant leurs responsabilités et faire ce qu’il faut pour amoindrir ne serait-ce qu’un peu le drame du peuple camerounais, car ce n’est pas de la faute du miroir s’ils ont la gueule de travers ! »





