Le décès de Marcel Niat Njifenji a suscité de nombreuses réactions, dont un commentaire controversé interprété comme un souhait de mort visant indirectement une autre autorité.
Selon l’analyse juridique de Maître Israel Mbelli, ces propos ne remplissent pas clairement les conditions d’injure, de diffamation ou de menace prévues par le Code pénal.
Lire l’éclairage de l’expert :
Le 11 avril 2026, le tout premier Président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, est décédé. 🕊️
L’annonce de ce décès a été relayée par certains médias et blogueurs, suscitant la réaction de plusieurs Camerounais. 📲
Parmi ces réactions figure celle d’un certain MENGUE Patrick, qui a déclaré : « Seigneur, tu te rapproches déjà de la cible, encore un effort stp 🙏 ». 💬
Certaines sources révèlent que cet individu aurait été interpellé en raison de ces propos. 🚨
La lecture de ce commentaire révèle une approbation du décès survenu et émet un souhait indirect de voir la mort d’une autre personne non précisée. ⚠️
A titre éducatif, et en supposant que cette interpellation est avérée, la question se pose de savoir si le fait de souhaiter la mort d’une personne non identifiée peut donner lieu à des poursuites pénales. ❓
1️⃣ Sur le contexte et la détermination de l’identité de la cible
Quelques temps avant son décès, le sénateur NIAT était la 2ᵉ personnalité de l’État dans l’ordre protocolaire, juste après Paul Biya. 🏛️
Dans ce contexte sociopolitique, il est raisonnable de considérer qu’un lecteur moyen puisse interpréter la “cible” évoquée comme étant le Président de la République. 🎯
Dès lors, l’infraction susceptible d’être envisagée serait celle d’outrage au Président de la République. ⚖️
2️⃣ Sur l’infraction proprement dite
Les articles 152 et 153 du Code pénal prévoient des sanctions en cas d’injure, de diffamation ou de menace à l’égard du Président de la République. 📚
Il convient donc de vérifier si les propos de l’intéressé entrent dans l’une de ces catégories. 🔍
A️⃣ Sur l’injure
Selon le circulaire d’application du code pénal l’injure suppose une expression outrageante visant une personne déterminée ou identifiable. 🧾
En l’espèce, la “cible” n’est pas clairement identifiée, ce qui rend la qualification d’injure difficile ⚖️
B️- Sur la diffamation
La diffamation implique l’imputation d’un fait précis portant atteinte à l’honneur. 📌
NB: Pour cette infraction, le fait de n’avoir pas mentionné le nom d’une personne précis n’a aucune impacte précis d’autant plus que Selon la circulaire d’application du Code pénal, en matière de diffamation, il n’est pas exigé que la personne visée soit expressément nommée. Il suffit que les éléments fournis permettent son identification de manière suffisamment précise.
Cependant, aucun fait précis n’est imputé au Président de la République dans ce commentaire. ❌
C️- Sur la menace
La menace suppose l’expression d’une intention de commettre une violence. ⚠️
Un simple souhait de mort ne constitue pas un engagement d’agir et ne saurait être assimilé à une menace. 🚫
🧠 Conclusion
Il apparaît difficile de retenir l’infraction d’outrage au Président de la République en l’absence d’injure, de diffamation ou de menace caractérisée. ⚖️
Toutefois, ces propos demeurent moralement choquants et socialement inappropriés. 🚫
Leçon à retenir: mon nouveau vocabulaire c’est, Hummm, aaaaaahhh, haaaaaya, massa, yeeeemalé, mon Dieu, woulilili, eeeeh aaachhe mekde….





