Dans une sortie lunaire, la femme politique estime que les partis politiques au Cameroun n’assurent plus leur rôle car, ils se regardent déjà en chien de faïence, ce qui profite malheureusement au parti qui a le pouvoir actuellement au Cameroun.
« Que nous arrive-t-il ? Serions-nous devenus tous fous ? De grâce, pleurons les enfants fauchés dans les rues. Au nom de ces morts pour rien, pour eux, nous nous devons, quel que soit nos degrés de détestations respectives, nos rancoeurs et jalousies mutuelles, pour eux, pour ces enfants abattus comme de vulgaires lapins, nous nous devons, de nous ressaissir. Et pour une fois, obligeons ces leaders nôtres, à taire leurs egos surdimensionnés et à se parler, afin que les morts ne soient pas morts en vain. Ne les entendez-vous pas se tordre de douleur, pleurer de tristesse du fond de leurs sépultures de fortune, à la vue de ce que nous donnons à voir aujourd’hui, de ce que nous faisons de leurs sacrifices ultimes ? Que nous arrive-t-il ? Serions-nous sous l’emprise d’une force maléfique qui tirerait les ficelles à notre insu ? Ne voyons-nous pas que nous nous faisons du mal de manière irréversible ? Ne voyons-nous pas que cette guerre de positionnement à visée électoraliste, aux fins de glaner quelques postes de maires et députés, déroule le tapis rouge inespéré à la mue qu’opère le système en ce moment précis pour se perpétuer à jamais ? Que nous arrive-t-il ? Quel Karma purge le peuple camerounais pour mériter un tel leadership ? A-t-on jamais vu un tel degré de cynisme, de froideur, de calculs égoïstes dans l’histoire des luttes de libération? A-t-on jamais vu une classe politique incapable de sursaut ne serait-ce que par instinct de survie ? La guillotine du régime plane sur leur tête. Issa Tchiroma autant que Maurice Kamto, le peuple avec. Mais nous trouvons le temps à perdre sur des querelles de caniveaux…Nous comptons nos morts, nous pansons nos meurtrissures, nous léchons nos plaies à peine cicatrisées tandis qu’eux, réorganisent la confiscation du pouvoir ad vitam eaternam. Et, le peu d’énergie qu’il nous reste, nous pensons devoir l’utiliser pour nous écorcher mutuellement, et encore plus violemment. Nous sommes sans pitié entre nous-mêmes. Nous, pourtant TOUS rescapés de cette oligarchie qui nous tiens en laisse, nos progénitures avec, depuis malthusalem »





