Huit mois après la présidentielle contestée d’octobre 2025, que Issa Tchiroma Bakary continue de revendiquer comme une victoire volée, le climat politique au Cameroun reste marqué par une répression que ses partisans qualifient de systématique. Depuis son exil en Gambie, l’ancien ministre devenu virulent opposant dénonce une véritable chasse aux sorcières orchestrée par le régime de Paul Biya contre tous ceux qui ont osé soutenir sa candidature.
La mort en détention d’Abdou Al-Islam, survenue le 18 juin au pénitencier principal de Prison centrale de Kondengui, vient raviver les accusations contre le pouvoir. Connu pour son soutien affiché à Tchiroma durant la campagne, ce militant s’était notamment illustré en déchirant publiquement des portraits de Paul Biya à Yaoundé. Arrêté dans la vague de répression ayant suivi l’élection, il sest décédé après plusieurs mois d’incarcération dans des conditions dénoncées comme inhumaines.
Pour Issa Tchiroma, ce décès n’est pas un cas isolé, mais le symbole d’une répression plus large visant ses sympathisants. L’opposant accuse les autorités d’avoir soumis plusieurs détenus politiques à des privations de nourriture, à des soins médicaux insuffisants, à des violences physiques ainsi qu’à des traitements dégradants. Selon lui, plusieurs autres prisonniers seraient encore en danger.
L’opposant, qui se présente toujours comme le « président élu de la République du Cameroun », estime que le régime cherche à briser toute contestation née de la séquence post-électorale.



