« Annuler la dette ne sauvera pas l’Afrique »

Dans cette sortie de l’économiste et homme politique Yamb Ntimba, en réponse à la préoccupation du premier ministre sénégalais Ousmane Sonko sur l’annulation de la dette des pays africains auprès du FMI, il estime que cela est de loin la solution pour faire sortir l’Afrique du marasme économique dans lequel il est.

« Un peu naïf et c’est un problème majeur en Afrique. Qui va annuler la dette et ne pas tirer sur cette corde pendant… 20-30 ans?

Prendre conseil, donner du crédit et s’identifier à un penseur américain qui répète maladroitement et de façon souvent boiteuse ce que des dizaines d’Africains vivant nos réalités sur le terrain disent depuis des décennies, est bien curieux !

Le pire c’est de ne pas comprendre que face à l’Occident, la Chine et l’Inde ont eu pour argument masque l’arme démographique. Même si tout les pays créanciers annulent la dette de l’Afrique, en l’État actuel de son éclatement et avec le FCFA et les mercenaires, elle se reconstituera mécaniquement en quelques années.

Exemple : le Cameroun entre 2006 et 2026…

Nous n’avons pas besoin que tous les pays africains se lèvent comme un seul homme, et en 2017, je proposais des combinaisons de base dans L’Afrique s’est-elle résignée à la colonialité de George Nlend (L’Harmattan, voir sur Amazon). Je partage ce point de vue.

Quand on est au pouvoir comme lui et le Pastef, on agit plus qu’on ne parle. Ils sont restés opposants, ils ne sont pas encore des hommes de pouvoir, un Chef d’État et un Chef de Gouvernement.

Qu’ils regardent la réponse à ses préoccupations sur leur frontière orientale…

Nous n’avons pas besoin qu’on annule nos dettes (nous pouvons et allons les payer, par dignité et responsabilité historique), nous avons besoin d’affirmer notre souveraineté, d’implementer les leviers de gestion souveraine (monnaie là où c’est nécessaire, industrialisation, prise de position géopolitique ferme en faveur de la liberté et de la souveraineté dans un monde multipolaire, éducation adaptée aux sollicitations que vivre nous impose, etc.), d’agir en conséquence et de développer le panafricanisme (controle et gestion autonome de nos ressources naturelles et humaines, fixation des prix par le vendeur et vente dans la monnaie de son pays, solidarité économique à travers des projets transfrontaliers entre pays africains, intégration politique immédiate dans nos sous-régions et progressive au niveau continental, etc.).

Dites à Sonko que le temps des discours est révolu, voici venu celui de l’action. Et il est au pouvoir pour agir.

La solution à ce qu’il dit demande juste un voyage en train à l’est du Sénégal pour son entrée dans l’AES.

Un capitaine rappelle l’UPC du Cameroun et agit, un inspecteur des impôts cite un économiste américain perdu dans les problématiques africaines ou fait exprès en soutien de son pays (l’histoire nous dira)… »

 

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