Joshua Osih retire son recours devant le Conseil constitutionnel.
Trois jours seulement après avoir saisi le Conseil constitutionnel pour contester partiellement les résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, Joshua Osih, candidat du Social Democratic Front (SDF), a décidé de retirer son recours.
Selon un courrier daté du 18 octobre 2025, l’opposant social-démocrate a adressé une lettre officielle au président du Conseil constitutionnel, annonçant le retrait du recours enregistré sous le numéro 230. Celui-ci visait à obtenir l’annulation partielle du scrutin, au motif de « graves irrégularités » ayant entaché la crédibilité du vote.
Dans sa requête initiale, Joshua Osih dénonçait l’exclusion illégale des représentants de son parti dans plusieurs bureaux de vote à travers le pays, ainsi que le non-remplacement de ces derniers dans plus de 13 000 bureaux, en violation de l’article 56(2) de la loi électorale. Il mettait également en cause la localisation de certains bureaux de vote installés dans des chefferies traditionnelles, casernes militaires et même à l’étranger, estimant que ces lieux n’étaient pas conformes à la législation en vigueur.
L’opposant pointait en outre des cas de fraudes électorales dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où la situation sécuritaire fragile aurait compromis la régularité du scrutin. Ces irrégularités, soutenait-il, avaient déjà été reconnues par la jurisprudence du Conseil constitutionnel lors de précédentes consultations électorales.
Mais contre toute attente, Joshua Osih a finalement renoncé à cette démarche contentieuse. Dans son courrier, il demande que soit actée la clôture du dossier, sans toutefois préciser publiquement les raisons de ce revirement.
Ce retrait intervient alors qu’un autre candidat à la présidentielle, Cabral Libii, a lui aussi retiré son recours déposé devant la haute juridiction, alimentant les interrogations sur la suite du processus post-électoral.





