« Aucune nuit n’est éternelle » : Me Alice Nkom promet le changement

Alice Nkom, porte-parole d’Issa Tchiroma Bakary, dresse un constat sévère de la situation socio-économique du Cameroun.

Elle accuse la mauvaise gouvernance, la gabegie financière et la confiscation du pouvoir d’avoir vidé les caisses de l’État, provoquant l’effondrement du pouvoir d’achat et l’asphyxie de l’économie.

Appelant à un sursaut national, la doyenne des avocats inscrits au Barreau du Cameroun  affirme que le changement est possible par le courage citoyen, l’unité et le respect du suffrage populaire.

 Lire la tribune de Me Alice Nkom :

Camerounaises, Camerounais,

Mes très chers compatriotes,

Ce moment aurait pu, et aurait dû être celui de la célébration d’une dignité retrouvée et d’une fierté nationale restaurée.

Hélas, la brutalisation de notre espace politique et social, la confiscation du pouvoir et le rétrécissement continu des libertés publiques fondamentales imposent à notre nation une tristesse que même les moments de communion sportive, si chers à notre peuple, ne parviennent plus à conjurer.

Au cours de l’année 2025 qui s’achève, l’appareil d’État, capturé et instrumentalisé par un pouvoir en rupture de légitimité, a été utilisé

➢ Pour vider le suffrage universel de sa substance, et transformer votre vote en simple formalité sans conséquence,

➢  Pour empêcher l’alternance démocratique et maintenir un système arrivé au terme de sa légitimité.

➢ Pour enfermer notre jeunesse dans le recours à l’exil, à la débrouille, à l’absence de perspectives d’avenir

➢ Pour instaurer un climat de peur et de silence, favorable à la poursuite de la prédation systématique des ressources collectives

➢ Pour vous pousser au découragement et à la résignation, en se dressant  contre votre volonté d’entrouvrir un horizon d’espoir, de justice et de dignité, clairement exprimée le 12 octobre  en transcendant tous les clivages imposés : géographiques, politiques, ethniques et religieux.

➢POURTANT, c’est avec une confiance intacte dans notre destin commun, que je viens m’adresser à vous, avec respect et gravité, à l’aube de cette nouvelle année.

Votre aspiration au changement n’a pas faibli, malgré la transgression grave des règles républicaines, les arrestations et emprisonnements arbitraires, les crimes politiques, les assassinats et l’intimidation systématique utilisés pour tenter de briser le destin de la Nation.

Que les responsables de cette répression sauvage soient à nouveau mis en garde contre les conséquences individuelles de leurs actes, notamment auprès des juridictions internationales. Les morts ne sont pas des statistiques. Ce sont autant de vies et de familles brisées  – et le sacrifice de nos héros et martyrs ne sera pas en vain.

ET qu’ils l’entendent aussi : dorénavant la peur a changé de camp.

�Mes très chers concitoyens,

Je veux vous le dire clairement,

La nuit a une durée !

�Aucune nuit n’est éternelle !

�Et l’aube finit toujours par se lever, même lorsque certains s’acharnent à éteindre toute lumière.

Je serai bientôt de retour parmi vous, pour assumer pleinement la charge que vous m’avez confiée.

�Une charge que je ne saurais abandonner sans vous trahir. Je ne le ferai JAMAIS!

�Cette responsabilité ne m’appartient pas : elle est la vôtre. Je ne fais que la porter, en votre nom et sous votre contrôle.

Personne ne peut, quel que soit son appareil de répression, retarder indéfiniment l’espérance !

�Personne ne peut durablement humilier la volonté populaire ni la renverser sans exposer la Nation à de graves périls !

N’en déplaise à ceux qui vivent de la confiscation du pouvoir et du mépris du peuple, L’ANNEE QUI S’OUVRE SERA CELLE DU COURAGE LUCIDE.

➢ Le courage de continuer à croire en la force du suffrage.

➢ Le courage de démontrer, par notre constance et notre unité, que le peuple camerounais n’est ni résigné ni vaincu.

Ce courage sera mis à l’épreuve par une réalité incontournable : la situation économique du pays.

➢ La mauvaise gouvernance et la gabegie financière ont vidé les caisses de l’État et   l’économie s’enfonce.

➢ Le pouvoir d’achat s’effondre, et la vie devient chaque jour plus difficile pour des millions de Camerounais.

➢ Les petites et moyennes entreprises suffoquent.

➢ L’agriculture, pourtant pilier de notre souveraineté, est à l’abandon

➢ La dette progresse à un rythme vertigineux, pendant que la production recule et que la corruption prospère.

➢ Notre système éducatif perd ses repères, et n’en a plus que le nom, devenu incapable de préparer des compétences utiles à la Nation.

➢ Se soigner est plus que jamais un luxe inaccessible à la majorité de nos concitoyens.

Ce n’est pas une fatalité, c’est le résultat de l’incompétence !

�Car d’autres choix sont possibles !

A vous les jeunes de ce pays, de Pitoa à Campo, de Bertoua à Idabato, de Kousseri à Foumbot, de Tibati à Kumbo, de Mbankomo à Bomono, d’Okola à Bafia, de Douala à Yaoundé, je réaffirme la mission prioritaire de mon mandat de transition  : vous donner un avenir et œuvrer à une véritable émergence de notre pays,

en restaurant l’intégrité de nos institutions et de nos pratiques,

en jetant les bases d’un développement inclusif, d’une prospérité partagée

En rassemblant toutes les forces vives de notre pays, du Nord au Sud, d’Est en Ouest pour construire notre avenir commun

Mes très chers compatriotes,

Notre œuvre de résistance se poursuit.

�Forts de votre résilience, nous ferons la preuve

➢ Que l’espérance n’est pas un slogan, mais une discipline.

➢ Que le changement n’est ni un miracle ni un mirage, mais une construction, exigeante et collective.

En cette nouvelle année, votre aspiration au changement n’a pas faibli.

Je vous appelle donc à rester fidèles à ce que vous êtes :

UN PEUPLE DIGNE ET RESOLU.

Ensemble et unis, nous sommes plus forts que tout.

Plus forts que les menaces.

Plus forts que les violences.

Plus forts que la résignation.

Plus forts que les armes.

Plus forts qu’un clan.

Mes chers compatriotes,

Ce pays est le nôtre. Ce pays est le vôtre. Il n’appartient à personne d’autre qu’à vous.

Il est temps que vous continuiez ce que vous avez commencé le 12 octobre et mettiez fin à cette forfaiture pour que nous puissions démarrer le chantier qui est le nôtre.

N’oubliez jamais que vous êtes les seuls détenteurs de la souveraineté, vous êtes les seuls propriétaires et vous êtes les vrais patrons de ce pays. Les gens pour lesquels vous votez reçoivent de votre part une délégation de pouvoir. Ils sont vos employés et vos locataires, pas le contraire.

Cette délégation de pouvoir est révocable et vous l’avez révoquée sans la moindre ambiguïté le 12 octobre dernier.

Je suis sensible à l’accueil que vous me réservez et j’ai hâte d’être installé dans mes fonctions dans les locaux que vous avez toujours réservés au Président légitime.

Nous ne sommes ni une monarchie, ni une autocratie.

Il n’y aura pas de succession dynastique.

Pas de succession clanique.

Je vous exhorte à une prise de conscience nationale, individuelle et collective. Notre génération a une mission. Une mission historique : La Libération.

A vous les femmes camerounaises, je vous renouvelle toute ma gratitude car votre résilience et votre courage maintiennent l’unité de notre pays malgré l’extrême fragilité financière.

A nos forces de maintien de l’ordre,

à vous nos travailleurs infatigables,

à vous le patronat,

à vous nos agriculteurs,

à vous nos transporteurs,

à vous nos frères et sœurs anglophones,

à vous les compatriotes de la Diaspora,

à vous les avocats,

à vous les gens des médias,

et à tous ceux que j’ai pu oublier sur cette liste non exhaustive.

A tous je le répète :

Je suis l’un des vôtres et vos préoccupations sont les miennes.

Plus que jamais la responsabilité qui est la mienne prendra le visage d’un père rassembleur pour cette grande famille éparpillée, qui doit se ressouder pour prospérer ensemble.

Ensemble,

➢ Faisons reculer la peur,

➢ Faisons avancer la vérité,

➢ Faisons revenir la confiance.

Je vous fais la promesse de poursuivre ce combat sans haine, sans faiblesse, sans violence et sans renoncement,

Pour que le Cameroun retrouve enfin sa voie, le chemin de la paix, de la Justice et de la Dignité.

Bonne année à chacune et à chacun de vous.

�Vive le Cameroun.

Issa Tchiroma Bakary

Président élu de la République du Cameroun

Conformément aux instructions de Monsieur Issa Tchiroma Bakary, Président légitime du Cameroun,

par Maître Alice Nkom,

porte-parole du Président légitime, Issa Tchiroma Bakary. Tchiroma 2025

 

 

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