Banda Kani : « Je suis spécialiste des villes mortes»

L’homme politique dénonce par ailleurs la diabolisation de l’armée camerounaise.

Banda Kani  président du Nouveau Mouvement Populaire (NMP), a livré une analyse tranchée sur la situation politique actuelle du Cameroun et sur le phénomène des « villes mortes » observé dans plusieurs localités depuis la crise post-électorale.

Invité ce lundi sur les ondes de Radio Balafon, l’ancien militant de l’opposition s’est présenté comme un « spécialiste des villes mortes », fort de son expérience dans les mouvements de contestation de l’époque.

« Quand on parle de villes mortes, moi je suis un spécialiste des villes mortes. Je les ai organisées dans les années 1992. Dans les villes, il y a ceux qui organisent, il y a la manière par laquelle vous imposez la ville morte. Il n’y a pas de ville morte sans dispositif d’imposition de ville morte. Cela veut dire qu’il faut qu’il y ait une espèce de police des villes mortes qui s’assure que c’est respecté », a déclaré Banda Kani sur Radio Balafon.

Pour le président du NMP, aucune opération de paralysie du pays ne peut réussir sans un encadrement strict et un mécanisme de contrainte destiné à assurer le respect du mot d’ordre. Selon lui, les acteurs politiques qui appellent à des villes mortes aujourd’hui oublient souvent que leur succès repose sur une organisation rigoureuse et sur un contrôle de terrain.

Un appel à défendre l’image de l’armée camerounaise

Dans le même entretien, Banda Kani a aussi tenu à défendre les forces de défense et de sécurité camerounaises, critiquant ce qu’il appelle une « campagne de diabolisation » orchestrée par les médias occidentaux à travers le monde.

« Il ne faut pas présenter nos hommes en tenue, nos militaires, comme des tueurs, des assassins. C’est le discours qui est relayé au niveau du monde à l’heure actuelle », a-t-il déploré celui qui se réclame panafricaniste.

Pour lui, les Camerounais doivent se garder de tomber dans la manipulation et la désinformation, surtout dans un contexte post-électoral tendu où chaque mot peut attiser les divisions.

 

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