Le journaliste interpelle les deux hommes politiques sur les divisions au sein de l’opposition. Ce directeur de publication pense d’ailleurs que ces deux leaders de l’opposition ne marchent plus main dans la main, quoique leur initiative de regrouper l’opposition autour d’un candidat de large consensus était respectable.
Chers grands frères,
je ne sais pas si la formule de la lettre ouverte est appropriée en pareilles circonstances. Mais je voulais prendre le public à témoin.
Je rappelle que grâce à votre action efficace au sein du groupe de Douala, vous avez réussi à faire taire vos pires détracteurs dont moi-même.
Je trouve par conséquent très malheureux que les choses prenent la tournure actuelle car, le moins que l’on puisse en dire, est que vous ne marchez plus la main dans la main.
Ce que beaucoup parmi nous avions compris, est que dans cette phase de la « lutte », le groupe de Douala allait juste jouer un rôle de facilitateur et en accord avec Maurice Kamto, œuvrer pour le choix d’un candidat consensuel.
Maintenant, on voit apparaître dans les démarches de certains d’entre vous, les « lubies » d’un Djeukam Tchameni consistant à prendre les candidats à la présidentielle pour des gamins à qui un Conseil de classe vient annoncer l’exclusion ou pas de l’établissement scolaire.
Cela me dépasse d’autant plus que nous nous connaissons depuis bientôt 40 années et savons tous à quel point ce Djeukam est dangereux et qu’il faut être fou pour lui faire confiance.
Le travail que vous avez fait jusqu’à présent est formidable ; je souhaite que vous continuez avec l’ancienne dynamique qui devra nous faire arriver aux élections locales en rangs ordonnés.
Je n’ai pas besoin d’entrer dans les détails ou de publier des courriers qui vont faire enfler la polémique: mais modestement, je pense qu’il est urgent d’organiser une réunion entre Maurice Kamto, le Groupe de Douala originel, jean Michel Nitcheu… pour essayer de bien terminer ce que vous avez bien commencé.
Et après l’élection, je passerai vous voir car je suis très curieux de savoir quelle mouche vous a piqué pour que vous incluez Djeukam Tchameni dans une affaire aussi sérieuse: surtout Sam Mbaka, une sorte « d’anté-Djeukam » de par son comportement.
Benjamin Zebaze
Ndi Nkeum Motissong »





