Blériot Nyemeck dénonce un acharnement injustifié contre Maurice Kamto et estime que le droit est clair sur la légitimité de sa candidature.
Sur le plateau de l’émission Libre Expression ce dimanche 3 août 2025, sur Info TV, le consultant Pierre Blériot Nyemeck a dénoncé ce qu’il qualifie d’acharnement contre Maurice Kamto, candidat investi par le Manidem pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain.
Pour lui, le rejet de la candidature de l’ancien président du MRC par Elecam ne repose pas sur sa supposée appartenance à un autre parti.
« La candidature du professeur Maurice Kamto a été rejetée pour pluralité d’investiture. Le Conseil constitutionnel ne pourrait donc pas dire qu’il a mal démissionné du MRC. Si tel était le cas, Elecam l’aurait évoqué », a précisé Nyemeck.
Réagissant à une déclaration passée du politologue Mathias Eric Owona Nguini, qui avait dit aux opposants « Si Paul Biya se présente, battez-le dans les urnes », Blériot Nyemeck a retourné l’argument : « Je réponds simplement : laissez aussi Kamto se présenter et battez-le ! »
Selon lui, les obstacles juridiques brandis contre la candidature de Maurice Kamto ne tiennent pas. Il estime que si le Conseil constitutionnel veut réellement dire le droit, il devra examiner qui dirige le Manidem :
«Dieudonné Yebga n’a aucune qualité pour investir un candidat. Tous les documents officiels versés au ministère de l’Administration territoriale (MINAT) désignent Anicet Ekane comme président du Manidem».
Pour B. Nyemeck, les arguments juridiques masquent mal une stratégie d’exclusion motivée par la crainte de la popularité de Maurice Kamto :
« On ne peut pas passer son temps à dire qu’on est fort, qu’on a 5000 communes, et en même temps mettre autant d’énergie à empêcher un seul homme de se présenter. Cela en dit long sur la peur qu’il inspire », ajoute-t-il.





