Camair-Co et la colère noire de Louis Motaze : Ernest Dikoum sort de sa réserve et défend le pilote

Ernest Dikoum

Récemment en visite de travail à Douala, le ministre Louis Paul Motaze a finalement été obligé de retourner sur Yaoundé plutôt par route, ceci suite à un désagrément de la compagnie aérienne nationale.

Selon les sources bien introduites, Louis Paul Motaze avait pris la route Douala –Yaoundé jeudi, 16 mai 2019, ceci après une visite de travail de 24 heures dans la capitale économique.

En effet, arrivé tôt ce jeudi à l’aéroport international de Douala pour prendre un vol de la compagnie aérienne nationale, destination Yaoundé, le Ministre des Finances patientera très longtemps, pourtant l’avion est déjà sur le tarmac de l’aéroport. Une attente que le membre du gouvernement va finalement juger trop longue et va décider de s’en aller en empruntant la route nationale numéro 3 Douala –Yaoundé, tout en manifestant son courroux.

Par la suite, 237actu.com apprendra que la longue attente a été causée par l’absence du pilote de l’avion de service du transporteur aérien nationale.

Plus d’une semaine après, Ernest Dikoum va sortir de sa réserve et levé un pan de voile sur les causes de cet incident. Le DG de compagnie aérienne nationale semble expliquer que ce phénomène n’est pas une exclusivité Camair-Co. « Vous parlez de ponctualité, c’est bien. Je vous conseille seulement d’observer à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Une compagnie très réputée, très appréciée par tout le monde, (était Ndlr.) à 33% de taux de ponctualité pour l’année 2018. Je suis dans le conseil d’administration des ADC. J’ai donc toutes les statistiques, mais personne n’en parle », déclare-t-il dans une interview accordé à bougna.net.

Au sujet du retard, Ernest Dikoum s’abstient de livrer à la vindicte populaire le pilote, et pointe un doigt accusateur sur les autorités camerounaises « Imaginez ce que les visionnaires de ce pays ont voulu faire dans les années 70. A côté de l’aéroport de Douala, le gouvernement camerounais a décidé de construire un immeuble de 11 étages qui s’appelle le Plein ciel. Cet immeuble avait été donné en usage à Air Afrique parce qu’il fallait que les équipages soient à côté de l’aéroport », martèle-t-il.

« Aujourd’hui, Camair-Co n’a pas cet immeuble. Il avait été donné à la Camair, mais les appartements qui sont dans cet immeuble étaient faits pour rendre le travail un peu plus pratique. A n’importe quelle heure, avoir un pilote à l’heure au travail. Confronté dans la relance de Camair-Co, je ne pouvais jamais imaginer avoir des pilotes qui vont habiter Bonamoussadi, Bonabéri, ou Yassa », ajoute-t-il à nos confrères

Avant de conclure : « Imaginez-vous que lorsqu’on demande à un pilote de partir de chez-lui, s’il n’arrive pas à l’heure, parce qu’il est bloqué dans les embouteillages, cet avion ne décolle pas. Le problème de l’aviation dans un pays, ce n’est pas seulement le problème du Directeur général, ce n’est pas seulement le transport, c’est un écosystème ».

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