Présentateur de l’émission Club d’Élites ce 6 septembre 2026 sur Vision 4, le journaliste Boney Philippe a battu en brèche les rumeurs de vols de dossiers sensibles ou de milliards de francs au Tribunal Criminel Spécial. Tout en confirmant l’effraction, il pointe une faille de sécurité majeure dans ce haut lieu de la justice camerounaise.
C’est une mise au point qui tranche avec les folles rumeurs propagées sur la toile. Alors que les réseaux sociaux s’enflammaient depuis fin août autour d’un prétendu pillage de documents confidentiels et de fonds colossaux au Tribunal Criminel Spécial (TCS), la lumière commence à se faire sur ce cambriolage aux allures de mystère.
Intervenant ce dimanche 6 septembre 2026 sur son plateau de Club d’Élites sur Vision 4, Boney Philippe a livré des informations «de premier plan» sur l’intrusion constatée dans la nuit du 29 au 30 août dernier. Selon le directeur général des médias du groupe l’Anecdote, les malfaiteurs ont jeté leur dévolu sur les bureaux du greffe, précisément chez la cheffe de la section criminelle 2.
Contrairement aux allégations faisant état de milliards de l’État dérobés, la réalité est tout autre. « Aucun document n’a été emporté. Tous les dossiers sensibles de la République sont sains et saufs », a martelé le journaliste. Seuls un ordinateur portable et quelques effets personnels ont été subtilisés. En outre, l’occupante du bureau ciblé ne traitant pas les décisions de justice, l’hypothèse d’une simple convoitise liée à des cotisations privées est privilégiée.
Reste une ombre, et non des moindres : l’énigme de la sécurité. Comment des individus ont-ils pu s’introduire au cœur d’une juridiction aussi stratégique, placée sous la haute surveillance combinée de gardiens de prison, du GSO et du GPIGN ? Une zone d’ombre qui met en lumière une faille monumentale au sein même d’un site hautement sécurisé.
Au-delà de la dissipation des infox, cet épisode relance avec acuité le débat sur la sécurisation des infrastructures judiciaires névralgiques du pays. Les conclusions de l’enquête en cours devront déterminer la véritable portée de cette intrusion en plein cœur de l’appareil judiciaire.





