Au Cameroun, la longévité au sommet de l’État n’est pas seulement l’apanage du chef de l’exécutif. Certains ministres affichent eux aussi une stabilité exceptionnelle, au point d’avoir passé plus de deux décennies à la tête d’un même département ministériel.
C’est le cas de Madeleine Tchuente, ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Pharmacienne de formation, elle a été nommée à ce poste le 9 décembre 2004. À ce jour, elle cumule 21 ans à la tête du même ministère.
Madame Tchuente n’est pas un cas isolé. D’autres figures du regime Biya affichent une longévité comparable. Jacques Fame Ndongo, ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Hélé, ministre de l’Environnement, ou encore Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, font également partie de ce cercle restreint de responsables politiques restés en poste pendant plus de vingt ans.
Dans son discours de fin d’année, le président Paul Biya a annoncé la formation prochaine d’un nouveau gouvernement.
À l’heure où le chef de l’État promet un nouveau gouvernement, le Cameroun retient son souffle. Ces ministres deviendront-ils les ministres de l’éternité, ou le remaniement annoncé marquera-t-il enfin une rupture ? La réponse pourrait tomber dans les prochains jours.





