Cameroun-Chasse Paul Biya par la rue : Mboua Massock à Maurice Kamto « Quelqu'un qui a pissé sur lui, juste parce que la police l'a arrêté, ne peut pas conduire une révolution »

Le résistant camerounais pense que Maurice Kamto doit s’armer d’une bonne dose de courage pour conduire une révolution au Cameroun.

Présenté comme l'un des membres influents de la société civile que Maurice Kamto veut rallier à cause dans la perspective du soulèvement populaire, le combattant Mboua Massock était l’invité de l’émission « Osons le Dire » sur ABK radio ce matin.

L’upeciste fondamentaliste s’est exprimé sur le climat sociopolitique qui prévaut actuellement au Cameroun, marqué par la présidentielle contestée d’octobre 2018, et surtout la dernière sortie de Maurice Kamto, où il menace d’appeler au soulèvement populaire, en cas de tenue des élections régionales avant le retour de la paix en zone anglophone et la réforme consensuelle du Code électoral.

L’activiste politique soutient que Maurice Kamto n’est pas préparé à prendre le pouvoir par une révolution. Selon lui, le leader du MRC doit encore s’armer d’une bonne dose de courage pour affronter un régime comme celui de Paul Biya. « Quelqu'un qui a pissé sur lui, juste parce que la police l'a arrêté, ne peut pas conduire une révolution qui mène au changement », balance le nationaliste, Coordonnateur du Courant des refondateurs de l'UPC.

Maurice Kamto, lors de son passage sur Equinoxe TV, avait révélé les tristes conditions de son arrestation à Douala le 28 janvier 2019, et transféré dans la foulée à Yaoundé. À l’en croire, il avait été transféré menotté de Douala jusqu'à Yaoundé. Un traitement inhumain qui l'avait poussé à faire ses besoins naturels sur lui-même. Voila donc la situation sur laquelle Mboua Massock veut surfer pour verser la honte sur le chef de file du MRC..

Le père des villes mortes au début des années 90, invite par ailleurs Maurice Kamto à se rappeler de cette période, où Jean Fochivé, patron du renseignement camerounais, terrorisait le peuple. « Le lancement des villes mortes visait à faire sortir les camerounais des bars pour écraser la peur et s'engager dans les champs de la réflexion », dit le commandant révolutionnaire.

Pour rappel, Mboua Massock a toujours soutenu que le « Hold-up électoral » lancé par Maurice Kamto au lendemain du scrutin présidentiel de 2018 n’avait pas lieu d’être. L’activiste politique a affirmé que Maurice Kamto n’était pas préparé à prendre le pouvoir. « Si tu gagnes une élection et on vole ta victoire, ça veut simplement dire que tu n’étais pas préparé à prendre le pouvoir», fulminait-il lors d’un entretien accordé à Afrik-Inform.