Cardinal Christian Tumi

Le Cardinal Christian Tumi appelle le pouvoir de Yaoundé à ouvrir dans l’urgence un dialogue dans la perspective de trouver les solutions à la crise qui fragilise les régions anglophones du Cameroun novembre 2016. L'homme de Dieu continu de multiplier les appels au dialogue afin de stopper la saignée dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

Voici ce qu’il a confié à la Nouvelle Expression du 12 avril 2018.

Quand on parle de crise anglophone, la première idée qui me vient en tête, c’est que le temps est grave et tant qu’on continue de tuer qui que ce soit, militaires, civils, parce que toute vie est sacrée, ce sera toujours une impasse. Nous prions pour que le terrorisme cesse aussitôt que possible. Et que tout le monde se retrouve autour d’une table pour dialoguer. Tant qu’il n’y aura pas dialogue, c’est-à-dire que l’on s’écoute les uns et les autres, la crise va continuer Nous étions deux entités politiques différentes culturellement et même géographiquement, et nous avons décidé à un moment d’unir.

Presque tous les protagonistes de cette crise n’étaient pas encore nés à la Réunification, il y a 32 ans. C’est nous qui avions lutté pour la Réunification du Cameroun. Je crois que la cause de la crise, c’est l’infidélité aux exigences de la Réunification. Nous ne sommes pas restés fidèles aux demandes de cette Réunification. Je crois peut-être j’ai tort, que les intentions n’étaient pas les mêmes. Nos frères et sœurs francophones étaient déjà une nation indépendante, mais ils n’étaient pas libres.

Cependant nos frères et sœurs anglophones, eux n’étaient pas encore indépendants mais ils étaient libres Les deux nations ont trouvé une entente, comment vivre en paix et ensemble. Il y a des principes et des exigences sur lesquelles nous étions tous d’accord. Mais au fur et à mesure que l’histoire se déroulait, toute une partie francophone sous influence de la France, il faut le dire est devenue infidèle.

Nous sommes maintenant où la partie francophone était à la Réunification c’est-à-dire à la République. L’idée donc avec l’appui de la France, je sais de quoi je parle était d’assimiler les anglophones. Voilà le problème

Redigé par: Eric Adjouda.

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