Cameroun-Crise anglophone: L’honorable Joseph Wirba n’a plus été aperçu à Yaoundé depuis le 11 novembre 2017.

Une foule devant le domicile de l’Honorable wirba dans la region du Nord-Ouest.

Souvenez-vous, la résidence du député SDF Joseph Wirba avait été pris d’assaut par des manifestants à Jakiri dans la région du Nord-Ouest le 11 novembre 2017.ceux-ci munis de branches et de pancartes s’étaient rendus au domicile du député pour lui demander de ne plus retourner à Yaoundé siéger au Parlement.

« Ne retournez plus à Yaoundé. Vous ne pouvez pas vous asseoir avec ceux qui nous tuent. S’il est vrai que vous représentez votre peuple alors restez à Jakiri. Nous vous avons envoyé à Yaoundé, maintenant nous exigeons votre retour » pouvait-on lire entre autres sur les pancartes.

Réponse du berger à la bergère?

Est-il possible de croire à une source qui indiquait que le député Joseph Wirba avait été mis à résidence surveillé par les manifestants ?

Difficile de répondre, toujours est-il que le député lui-même avait déclaré aux manifestants que : « si telle est votre volonté, je ne m’y rendrais pas ».

Joint au téléphone par le journal Défis Actuels à l’effet de savoir si les actes posés par ses collègues à l’Assemblée Nationale (AN) étaient consécutifs aux menaces et autres pressions subies par les députés SDF, l’honorable Joseph Wirba a affirmé péremptoirement, « je ne suis pas à Yaoundé, je suis dans mon village à Jakiri ».

Il faut noter que le député est absent des travaux en cours à l’Assemblée Nationale. Serait-il victime de séquestration de la part de ses populations ? s’interroge aussi le journal.

En rappel déjà en fin septembre 2017, certains députés du SDF comme l’honorable Mbah Ndam et l’honorable Wirba avaient au cours des différents contacts avec leurs populations déclaré ouvertement ne plus se rendre à l’hémicycle.

« Je pense que d’ici le 1er octobre, cette affaire devrait être terminée. Nous devrions regarder Buea, pas Yaoundé … Je n’en doute pas. Je suis beaucoup dans ce numéro depuis 1990 … et c’est le point de rupture … C’est une opinion très réfléchie. Je vous parle de Batibo, ma ville natale. Et les gens qui m’ont voté sont venus à moi. Je ne peux pas être contre ces gens … c’est mon peuple », martelait l’honorable Mbah Ndam.

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