Cameroun-Crise anglophone: Parlant des soldats égorgés par les sécessionnistes Issa Tchiroma déclare"le Gouvernement prend une nouvelle fois à témoin la communauté nationale et internationale"

Issa Tchiroma Bakari

C’est incontestablement une fin de semaine triste dans les rang les forces de défenses camerounaises. Avec l’assassinat de Yaya Emmanuel dans la région du Sud-Ouest, le soldat de de 2ème classe du 22ème bataillon d’infanterie motorisée rallonge la liste à 4 le nombre de militaires tués depuis la proclamation de l’indépendance de le république fantôme « d’Ambazonie » le 1 er octobre dernier.

L’armée camerounaise continue de payer le lourd prix de la crise socio politique qui paralyse les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest depuis plus d’un an.

Issa Tchiroma Bakari ministre de la communication et porte-parole du gouvernement a pour cette douloureuse circonstance tenu un point de presse hier 10 novembre à Yaoundé.

« Les sécessionnistes viennent de déclarer la guerre à la République. Car dès lors que l’on s’attaque de la sorte aux institutions chargées d’assurer la protection de la population, dès lors qu’on donne délibérément la mort à ceux-là même qui, placés dans une simple posture de veille, garantissent la bonne marche et la vie paisible de la nation, on s’attaque aux fondamentaux de cette nation… En tout état de cause, le Gouvernement prend une nouvelle fois à témoin la communauté nationale et internationale, sur la tournure terroriste et manifestement antirépublicaine que prend la situation dans ces deux Régions » a-t-il déclaré d’entrée de jeu.

Le ministre à profité de l’occasion pour faire le point sur les nombre de soldats tombés sous les balles des sécessionnistes.

« Au total et à l’heure où je vous parle quatre membres des forces des défense en service commandé ont donc trouvé la mort, tombés sous les balles des terroristes se réclamant du mouvement sécessionniste connu sous le nom « Southern Cameroons Abazonia consortium united font » en abrégé SCACUF » déclare-t-il.

Selon le porte-parole du gouvernement, l’opinion nationale et internationale doit désormais admettre que le Cameroun fait face à une entreprise terroriste, un ennemi implacable de la république, mu par une violence aveugle et une folie meurtrière sans limites.