Cameroun : Des élèves convoqués par le commissaire de la sécurité publique pour « refus de balayer la salle de classe »

Albert Ondoua Abessolo II a agi suivant les instructions du préfet du Mayo-Banyo, question de donner des conseils aux élèves.

Par une convocation collective, le commissaire de sécurité publique de Banyo, le 22 janvier dernier, Albert Ondoua Abessolo II a convoqué sept élèves et leurs parents à se présenter dans ses services le 23 janvier, non sans préciser qu’aucune absence ne sera tolérée.

Les élèves concernés, tous du lycée classique de Banyo, devaient répondre des faits de «délinquance (refus de balayer la salle de classe)», sont : Rabiyatou Aawiyatou, Nene Dany Tatiana, Wessibo Daouda, Vedjon Tchebeu Hulda, Noumpotou Houalong Nayanka Chanceline, Dairou Bouba et Poutoum Rosita.

L’affaire a eu diverses interprétations. Mais approché, le commissaire de sécurité publique de Banyo s’est abstenu de tout commentaire. Et d’apprendre, d’une source policière que «le commissaire a adressé la convocation aux élèves et à leurs parents sur la base des instructions qu’il a reçues du préfet. Et c’était dans l’optique de conseiller ces enfants et leur faire comprendre que c’est pour leur bien».

Une information confirmée par Mathias Assana, délégué régional des Enseignements secondaires de l’Adamaoua. Avec plus de détails. « Tout est parti d’une réunion de sécurité du préfet du Mayo-Banyo qui, ne voulant pas que ce qui s’est passé ailleurs ne se produise dans son territoire de commandement, a demandé au commissaire de sécurité publique de se déployer dans les établissements à titre préventif. Ce, pour pouvoir voir si les élèves ne portent pas par devers eux des armes blanches ou si dans leurs sacs, il n’y a pas des drogues. C’est ainsi donc que le commissaire s’est rendu dans les établissements de la ville de Banyo. Et c’est au lycée de Banyo que la malheureuse histoire s’est passée. Néanmoins, les élèves ont été convoqués pour des cas de délinquance. Il était question, en les convoquant, de leur prodiguer des conseils aux élèves et aux parents. Evidemment, mettre uniquement sur la convocation le motif «délinquance» devait les pousser à fuir la ville. Le commissaire a donc jugé utile de mettre entre parenthèses «refus de balayer», explique-t-il.

A ce jour, les sept élèves convoqués poursuivent sereinement leurs cours. L’autorité administrative a donc préféré anticiper, question d’éviter au Mayo-Banyo d’être aussi tristement sur la scène, à travers des dernières actualités ternes en milieu scolaire au Cameroun.

 

Kalara

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