Cameroun-Haine tribale : « Il est l’heure de siffler la fin de la recréation », Bruno Bidjang

Robert Mouthé Ambassa

Dans un post publié sur sa page facebook ce 29 mars 2019, le journaliste de Vison 4 condamne la haine tribale qui monte de façon inquiétante dans la société camerounaise.

Bruno Bidjang met en garde le peuple du danger qu’on court en se détestant. « Alors chers frères et sœurs continuons à défendre nos idées mais s’il vous plait ignorons les messages de division, car on risque quelque chose de pire que la mort ; c’est-à-dire LA GUERRE et je sais que nous ne sommes pas prêts parce que aucun peuple n’est prêt à ça », souligne-t-il.

237actu vous propose l’intégralité de la sortie de Bruno Bidjang

Soyons sérieux, depuis un certain temps on se jette les balles, on fait semblant de se détester, mais moi je sais que ce n’est pas ça notre pays, ce n’est pas ça notre quotidien, les choses arrivent comme elles repartent. Mais je vais rappeler ceci : quand les bamilékés disent NKOUAG c’est juste pour identifier une tribu pas pour la dénigrer, si nos frères du nord appellent les autres tribus les GADA MAYO, C’est juste pour identifier les peuples situés après le Mayo ce n’est pas du tribalisme, dans la région de l’Est et du Littoral les Bayas et Doualas appellent certains les YAOUNDAIS, c’est encore une forme d’identification ou désignation pas surtout du dénigrement, les peuples du Sud et centre Cameroun donnent aussi un nom à ceux qui parlent une langue incompréhensible, ils disent les BILOBOLOBOS pour dire « ceux qui parlent ce que nous ignorons » et à côté de cela il y a un peuple nommé les NGUELAFIS qui est dérivé de « gras Field » qui désigne la végétation à l’ouest du Cameroun.

Les pygmées sont appelés BEYILAS. Le plus douloureux est que certains jouent avec ces appellations pour créer une ambiance de division au nom de la politique, cette politique qui commence à nous sortir du nez, à un moment on se demande si ouvrir les voies de la politique à tous était vraiment une bonne chose.

C’est bien que toute personne s’intéresse au devenir de son pays, mais ça devient dangereux quand les profiteurs jouent les manipulateurs, par manipulateurs j’indexe tous les partis politiques du Cameroun.

Alors chers frères et sœurs continuons à défendre nos idées mais s’il vous plait ignorons les messages de division, car on risque quelque chose de pire que la mort ; c’est-à-dire LA GUERRE et je sais que nous ne sommes pas prêts parce que aucun peuple n’est prêt à ça.

« CHER PATRIE, QUE TOUS TES ENFANTS DU NORD AU SUD DE L’EST A L’OUEST SOIENT… »

(Votre héraut national)

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