Cameroun: J.Remy Ngono: « BIYA a trouvé le Cameroun économiquement prospère et en paix…le voilà sous perfusion du FMI, au bord de l’agonie de l’ insurrection armée ».

Le 30 novembre 1989, après avoir appris à la radio que le Cameroun qu’il avait laissé avec un taux de croissance de 7% , était entré en récession et demandait des prêts aux bailleurs de fonds, Ahmadou AHIDJO, ex- Président du Cameroun qui vient de quitter le pouvoir il y a 7 ans, s’énerve et demande à son épouse qu’on le raccompagne dans sa chambre, puisqu’il est paralysé sur une chaise roulante . À 15 heures, son cœur lâche et il décède dans son domicile d’exil à Dakar. Immédiatement, Abdou DIOUF, Président du Sénégal, appelle Paul BIYA pour le rapatriement du corps. Rien. Même pas un représentant du gouvernement ou l’ambassadeur lors de l’inhumation dans un cimetière de Dakar.

Et depuis 28 ans, malgré les supplications d’autres chefs d’États, Paul BIYA refuse le rapatriement du corps du premier Président du Cameroun qui lui a offert le pouvoir gratuitement, sans passer par les élections. Germaine AHIDJO vit toujours en exil à Dakar sans la moindre pension, ni soutien de l’État camerounais.

AHIDJO qui n’avait que le certificat de l’école primaire , avait recommandé́ à son successeur Paul BIYA LONG CRAYON de miser sur la formation de la jeunesse, fer de lance de la nation. En 7 ans seulement, l’ IRA et le CRADAT qui faisaient la fierté du Cameroun en matière de recherches, étaient en ruines sous Paul BIYA. L’École Inter armées venaient étudier les SANKARA et autres officiers africains, avait perdu sa valeur.

Le CUSS qui formait tous les médecins de l’Afrique centrale n’avait plus d’équipements. L’école polytechnique et l’école des Travaux publics ne valaient plus rien. Les écoles d’agriculture ont fermé. Maintenant, tous les fils, neveux du Président BIYA, des ministres et directeurs sont admis par décret ou par enveloppe à l’École Nationale d’Administration et de Magistrature pour venir commander les autres diplômés d’universités de chômage.

Quand AHIDJO quittait volontairement le pouvoir, lui, originaire du Nord et musulman, avait choisi pour successeur BIYA, un chrétien d’une tribu minoritaire du sud. Maintenant, Paul BIYA réprime et tue la minorité de Camerounais anglophones. BIYA a trouvé le Cameroun économiquement prospère et en paix, le voilà sous perfusion du FMI, au bord de l’agonie de l’insurrection armée. Après les 4 militaires d’hier, 5 policiers viennent aussi d’être tués. Voici où sont abandonnés les restes du premier chef d’État camerounais au Sénégal.

 

J. REMY NGONO

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