Le doute s’installe dangereusement autour des produits Softcare au Cameroun, après un scandale sanitaire révélé en Afrique de l’Ouest. Depuis janvier 2026, des accusations liées à des matières premières périmées et des cas d’irritations signalés à Douala et Yaoundé inquiètent de plus en plus de consommatrices. « On utilise ça chaque mois sans savoir », confie une étudiante à Garoua. Les produits Softcare vendus au Cameroun représentent-ils un risque réel pour la santé des femmes ?
Le scandale des produits Softcare a pris une ampleur inquiétante après la découverte, au Sénégal, d’environ 1 300 kg de matières premières périmées dans des installations liées à la fabrication. Cette révélation a provoqué une onde de choc dans toute la région, y compris au Cameroun, où la marque est largement distribuée. Dans les marchés de Douala, notamment à Mboppi, ainsi que dans plusieurs pharmacies de Yaoundé, les serviettes Softcare continuent d’être vendues normalement, sans aucun avertissement ni retrait préventif.
Pourtant, plusieurs consommatrices camerounaises affirment avoir ressenti des effets inhabituels après utilisation. Démangeaisons, irritations et inconfort sont régulièrement évoqués. Ces témoignages, même s’ils restent individuels, soulèvent une question grave sur la qualité réelle des produits Softcare. Le plus inquiétant reste l’absence de réaction visible des autorités sanitaires camerounaises, notamment du ministère de la Santé publique, qui n’a annoncé ni enquête publique ni mesure de précaution officielle.
Une confiance fragilisée et des questions sans réponse
Face aux accusations, Softcare affirme que les matières périmées n’ont jamais été utilisées. Mais cette explication ne suffit pas à dissiper les inquiétudes. La simple présence de ces intrants périmés dans la chaîne de production soulève un doute sérieux sur le niveau de contrôle et de rigueur appliqué.
Dans un pays où des millions de femmes dépendent de protections hygiéniques accessibles, la moindre faille peut avoir des conséquences graves. La polémique Softcare révèle aussi une faiblesse persistante dans le contrôle des produits importés. Tant que des vérifications indépendantes ne seront pas menées, la confiance restera profondément ébranlée.
Les produits Softcare continuent d’être vendus au Cameroun malgré un scandale sanitaire régional préoccupant. Entre accusations graves et silence des autorités, les consommatrices restent exposées. Le Cameroun prendra-t-il enfin des mesures pour protéger la santé publique ?





