Cameroun : Message très émouvant de Me Alice Nkom au président Paul Biya

Me Alice Nkom

Me Alice Nkom était hier jeudi 05 septembre sur la matinale d’ABK. Sur les ondes de cette radio privée qui émet depuis Douala, capitale économique, la praticienne du droit a collé un commentaire sur les grands sujets qui défraient la chronique au Cameroun en ce moment, notamment le procès très attendu du leader du MRC, Maurice Kamto, et ses alliés politiques qui s’ouvre ce vendredi 06 septembre au tribunal militaire . Avant de quitter les studios d’ABK, Me Alice Nkom, première femme avocate d’expression française au barreau du Cameroun, a été invitée par le journaliste Luc Ngatcha à laisser un message à l’endroit du président Paul Biya.

Extrait (Retranscription faite par ABK)

Monsieur le président de la république, une fois de plus je vous en supplie, aimez-nous. Nous savons quelle est la force de l’amour. Quand vous aimez quelqu’un, vous lui voulez du bien. Quand vous détestez quelqu’un, vous ne lui adressez même pas la parole et nous avons l’impression que nous sommes désormais dans ce cas là. Aimez-nous, parce que nous vous avons aimé. Pendant 37 ans, nous vous avons tout confié ; nous vous avons donné le destin de notre pays, de nos générations.

Nous vous avons donné tout le trousseau de clés du coffre-fort Cameroun ; Le sol, le sous-sol, l’argent et tout .Nous souffrons, nous n’avons pas l’impression que vous nous aimez. Nous n’avons pas l’impression que vous vous souciez de ce que nous sommes devenus depuis 37 ans que vous êtes au pouvoir. Nous allons peut-être avoir à nous séparer bientôt par la force de la nature. S’il vous plaît arrêtez-vous et dites c’est vrai, ils m’ont beaucoup aimé. Souvenez-vous des images du 06 Novembre 1982.Nous étions tous derrière vous, nous l’avons fait pendant 37 ans.

Arrêtez-vous, regardez les images d’aujourd’hui, du pays, ce qu’il est devenu depuis que vous en êtes à la tête depuis le 06 Novembre 1982.Vos compatriotes souffrent énormément ; Ils n’ont même pas la possibilité d’avoir le privilège de vous parler, ou d’entendre votre voix leur parler, c’est de la haine. Monsieur le président, arrêtez d’aller mendier la paix, venez avec nous en interne, nous allons trouver la paix ; ça dépend d’abord de vous, de vous, de vous et de nous avec nous

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