Cameroun : Messanga Nyamding se lâche complètement : « Si je fermais ma gueule, je pouvais devenir ministre ou directeur de l’IRIC »

Messanga Nyamding

Le biyaïste et militant de la première heure, Pascal Charlemagne Messanga Nyamding, attend toujours d’être récompensé par son maitre politique, le président Paul Biya.

Loin des « loges » qui on régulièrement bloqué sa nomination, le politologue y est aussi pour quelque chose. Il est bien conscient que sa grosse gueule joue contre lui. D’ailleurs, il pense que s’il avait fermé sa bouche, il aurait déjà été nommé à un poste politico-administrative, ou encore bénéficié d’une promotion de premier plan.

« Si je voulais devenir ministre ou même directeur de l’IRIC, j’aurais juste fermé ma gueule », a-t-il dit ce matin sur ABK radio, indiquant que certains le traitent de « personne incontrôlable et  de fou ». Mais, se demandant surtout comment  un « fou » peut former des magistrats et des diplomates.

Ce fils de Yabassi, aigrit du renouveau comme  certains aiment à le qualifier, a souvent laissé entendre sous les chaumières, qu’il était temps pour des jeunes loups politiques comme lui d’être mis en évidence par une promotion politico-administrative.

Le politologue et théoricien du « complot scientifique » totalise plus de 30 années de loyauté envers le président Biya. Il n’a jamais manqué de discréditer certains de ses camarades du parti des flammes qu’il qualifie de « comploteurs de dedans ».

Cet universitaire avait déjà fondu en larmes au cours d’une émission radio à Yaoundé. Se disant oublié et abandonné, il expliquait qu’il avait été très actif pendant la dernière campagne présidentielle, couronnée par la victoire écrasante de leur champion, le président Paul Biya, mais n’a pas été récompensé. Allusion vraisemblablement faite au décret du président de la république du 04 janvier portant sur le remaniement du gouvernement.

Le membre du comité central du RDPC, revenant sur les temps fort d’une brève conversation avec le président de la république au Palais de l’Unité le 20 mai 2018 exultait: « Le président m’a demandé d’être patient… ». Avant d’ajouter « Il est venu vers moi, il m’a tendu la main en disant : » Professeur, merci pour ce que vous faites pour la République, nous vous suivons régulièrement, continuez et surtout ne vous découragez pas ».

Bien plus, «Le président m’a dit quelque chose de profond. Vraiment je remercie le ciel. Pourvu que ce qu’il a dit se réalise Je ne peux pas partager avec vous. » confiait toujours l’homme politique après un échange de quelques secondes avec le président Paul Biya le 06 novembre 2018 au Palais de l’unité, jour de prestation de serment pour son 7 eme mandat. « Paul Biya trace le cap pour moi », avait-il lancé.

Reste à voir si le coordonateur du mouvement national des biyaïste bénéficiera un jour des faveurs de son maitre politique.

on perd rien à attendre…

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