Cameroun: Ni John Fru Ndi a perdu la raison et le SDF son âme

Ni John Fru Ndi

A observer le comportement de certains de nos hommes politiques, nous constatons souvent avec surprise qu’ils semblent ne plus avoir de mémoire. Presque tous nos leaders politiques sont montés au créneau pour décrier la guerre dans le NO/SO du Cameroun. A l’époque nous croyions que c’était une cause nationale.

D’ailleurs ce n’est pas le plaidoyer du SDF à la cours constitutionnelle au lendemain des présidentiels ni leur boycott à l’Assemblée nationale pour n’avoir pas obtenu l’inscription de la cause anglophone dans l’agenda du jour qui vont nous démentir. Ils arguaient que les deux régions anglophones étaient leur « centre granitique » et que la population n’a pas pu voter à cause de la guerre. Bien plus, le jeune Cabral Libi nous racontait avec émotion son séjour risqué sur cette partie du territoire sous le crépitement des balles. Chacun en sa manière condamna la sécession du Cameroun et invita à l’apaisement.

Force est de constater aujourd’hui que les calculs politiciens ont pris le dessus sur la raison . Les populations du NO/SO continuent à errer au Cameroun comme des nomades. Elles meurent et pleurent leur mort chaque jour pendant que les frères d’hier bataillent pour les élections. Nous espérons qu’ils iront battre compagne sur cette partie du triangle nationale. L’horreur et le mépris ont atteint leur paroxysme. Au regard de tout cela nous nous demandons ce qui’ils vont faire aux doubles avec le même code qu’ils ont décrié si ce n’est entériner la sécession de notre cher jadis beau pays.

Voilà le genre d’attitude qui a conduit notre pays au bord du gouffre. Le peuple vous regarde et vous êtes face à l’histoire. Il est vrai que chez nous il est interdit de parler quand on mange et il est malpoli de jaser la bouche pleine. Il est honteux toutefois d’être sans honte :si c’est cela la politique, alors laisser de faire du problème du NO/SO un fonds de commerce.

Autrement indignez-vous de nos 3000 morts. Engager vous par la suite au risque d’être dégoutés. Jacque Sefou disait à juste titre « celui qui n’est pas dégouté par ce qui est dégoutant est encore plus dégoutant que ceux qui ne le dégoutent pas ».

 

Fils du Paysan

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