Cameroun-Opinion : Me Akere Muna : « Non! je ne roule pas pour le régime…Je n’ai même jamais été convié aux cocktails au palais ».

Akere Muna

Maître Akere Muna, candidat à la présidentielle, qui devrait se tenir entre le 14 septembre et le 14 octobre 2018, inaugure peut-être, une nouvelle ère dans la communication politique au Cameroun : Celle des échanges réguliers avec la presse, dans un pays où, l’opacité est le mot-clé, en matière de gouvernance.

C’est dans ce sillage, que s’est tenu au QG du mouvement « NOW », à Elig Edzoa, premier arrondissement de Yaoundé, quartier célèbre pour la délinquance juvénile qui y règne, la rencontre entre l’ancien bâtonnier et les médias.

L’hôte principal, Akere Muna, assis au centre de son équipe de campagne, équitablement constituée d’hommes et de femmes jeunes, aura eu la tâche d’éclairer les journalistes autour de nombreux sujets d’actualité qui concernent la structure qui l’accompagne, le mouvement « NOW », la Plateforme pour la Nouvelle République, qui devrait porter sa candidature, et les affaires dont la plus médiatique, est celle qui l’oppose à sa sœur, l’ancienne ministre des Arts et de la Culture, Ama Tutu Muna.

 Les questions sur ses relations avec le régime Biya n’ont pas été évitées. La presse reproche à Akere Muna, de ne pas pointer directement un doigt accusateur sur Biya, comme principal responsable de la situation actuelle du pays.

« Non, je ne roule pas pour le régime. Je pense que nous sommes tous responsables de l’état actuel du Cameroun, chacun, à son niveau. J’invite les camerounais à un sursaut patriotique », a réagi le candidat que l’opinion soupçonne de rouler pour le régime de Yaoundé, au regard de la proximité de sa famille, dont le géniteur, -Salomon Tadeng Muna-, aura été pendant plusieurs années, président de l’Assemblée nationale du Cameroun.

« Je n’ai même jamais été convié à une quelconque cérémonie officielle, ni au défilé du 20 mai, ni aux cocktails au palais, où l’on retrouve les personnalités les plus en vue de la République. Même quand l’Union africaine tient ses rencontres à Yaoundé, je n’ai jamais été invité », poursuivra-t-il.

Au sujet du conflit qui l’oppose à sa sœur, en lien avec le partage de l’héritage familial, Akere Muna considère qu’il s’agit d’un «Non-évènement » dont il faudra malheureusement « faire avec ». Sur ce sujet, il sait qu’il sera régulièrement interpellé par ses concurrents. « Je suis conscient qu’on va souvent m’attaquer dessus. Mais je vais faire avec. Nous sommes dans une grande famille, demandez-vous pourquoi, elle est la seule à se plaindre ? » Lancera-t-il.

Akere Muna, promet d’axer toute sa campagne sur la transparence. «Vous saurez tout sur moi, dès que ma campagne sera lancée : Mon bilan de santé, ma déclaration des biens, rien ne vous sera caché », a conclu celui qui dit avoir démissionné de Transparency international.

 

Source: Koaci.com/237actu.com

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