René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication.

La rentrée officielle, prévue le 5 octobre, sera fortement perturbée en zone anglophone, où les écoles sont au cœur de la bataille séparatiste.

Pour cette nouvelle année scolaire 2020-2021, les séparatistes anglophones ont posé un certain nombre de contions au gouvernement central pour déposer les armes et permettre aux enfants de regagner les classes.

Dans les régions du Nord-Ouest et le Sud-ouest, les séparatistes refusent l’exécution de l’hymne national dans les établissements scolaires. «Aucune école gouvernementale ne rouvrirait à moins qu'elle ne change de nom en «écoles communautaires », «les écoles doivent respecter les jours de villes mortes» , «pas de chant de l'hymne national camerounais dans les écoles», « pas d'enseignement de l'histoire du français et du Cameroun français dans les écoles», «l’enseignement des langues maternelles doit être encouragé» et enfin, «toutes les écoles doivent prendre des mesures adéquates pour protéger les élèves et les enseignants du Covid 19 », lit-on dans une note que la république chimérique d’Ambazonie a mis en circulation.

Dans la même note, il est déclaré que les parents qui s’entêteront à envoyer leurs enfants dans les écoles publiques, seront responsables des conséquences.

A quelques jours  de la rentrée des classes, sur le terrain, rien ne laisse croire qu’on s’achemine vers l’accalmie. Le gouvernement lui, n’est pas prêt à céder aux injonctions formulées par une république existante. La rentrée demeure donc une grande incertitude dans ces régions en proie depuis 4 ans aux velléités sécessionnistes

Redigé par: Eric Adjouda.

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