Cameroun-Résultat de l’enquête sur les tueries de Ngarbuh : Jeté à l’eau chaude des réseaux sociaux, Owona Nguini tente de se défendre

professeur Owona Nguini

Le professeur Owona Nguini est l’une des personnalités ayant clairement remis en doute le rapport de l’ONG internationale Human Right Watch, qui a établi la responsabilité de l’armée dans ce qui avait été qualifié de « massacre de Ngarbuh ».

En effet, la commission d’enquête mise sur pied par le Président de la République au lendemain des événements de Ngarbuh dans la Région du Nord-Ouest, le 14 février 2020, a publié son rapport hier mardi 21 avril 2020.

Et comme l’avait soutenu l’ONG internationale Human Right Watch, la responsabilité des hommes en tenues, selon le rapport, est clairement établie.

En substance, on retient que le rapport d'enquête fait état de ce que les chefs de troupes n’ont pas su maitriser « leurs hommes » y compris les membres des comités de vigilance, qui ont délibérément commis ‘irréparable.

L’enseignant de sciences politiques,Mathias Eric Owona Nguini, est l’un de ceux ayant soutenu mordicus que le rapport de l’ONG Human Right Watch, accablant certains soldat de l’armée Camerounaise etait faux. Bien plus, le coordonateur scientifique de la Fondation Paul Ango Ela, avait  affirmé que l'ONG américaine a retiré de son site internet son rapport sur les crimes de l'armée camerounaise à Nagrbuh, en apportant des éclairages pour le moins erronés.

Après la publication du rapport d’enquête prescrit par le chef de l’Etat sur ce drame, la toile, comme un seul homme, s‘est ruée sur le consultant de l’émission « Club d’Elites » sur Vison 4, l’invitant à revenir sur ses déclarations pour faire amende honorable.

Mais hors de question pour l’universitaire. Dans un texte publié sur sa page Facebook, il tente de se défendre. « Nulle part, je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas eu de violences à Ngarbuh », recadre le prof Owona Nguini.

« J'ai seulement indiqué que rien ne démontrait que c'était l'effet d'une volonté organique du pouvoir central et du commandement», poursuit-il.

« Ce que j'ai contesté dans la démarche de Human Rights Watch, c'est que cette ONG n'a pas apporté des preuves sur ses allégations de massacre et a même retiré son rapport initial en le remplaçant par un communiqué », ajoute le socio-politiste.