Cameroun-Sénatoriale 2018 : Le RDPC prend une longueur d’avance dans le Nord-Ouest.

Les élections des sénateurs, tenues ce 25 mars 2018, se sont d’une manière générale bien déroulées sur toute l’étendue du territoire national. C’est la substance des déclarations en fin de soirée du directeur général de sélections d’Elecam, Abdoulaye Babale et du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Selon les premières tendances, le SDF l’aurait remporté devant le RDPC dans la région du Nord-ouest.

Une dizaine de milliers de grands électeurs, des conseillers municipaux, étaient invités à élire les 70 sièges de sénateurs mis en jeu au sénat. Neuf partis politiques prenaient part à cette compétition électorale, mais seuls deux, le RDPC et l’UNDP, avaient présenté des candidatures dans les 10 régions que compte le Cameroun. Le scrutin devait se dérouler dans les 58 chefs-lieux de département à travers le pays.

A vrai dire, s’agissant d’un scrutin indirect, auquel était convié un collège d’électeurs, la tâche ne paraissait pas particulièrement difficile pour Elecam, l‘organe chargé de la gestion des élections, et pour l’administration. Mais le contexte sécuritaire, notamment dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, faisait craindre des perturbations.

Aux dires du directeur général des élections d’Elecam, Abdoulaye Babale, et ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, les élections se sont bien déroulées sur l’ensemble du territoire national dans la transparence et sans aucun incident majeur qui pourrait déteindre sur la sincérité du vote. Les électeurs ont pu normalement pu prendre part au vote et le taux de participation communiqué par Elecam est de 92% (9 305 votants sur 10 105 inscrits, soit 800 abstentions).

Il faut relever que des mesures de sécurité particulières ont été prises pour assurer la sécurité du processus. Cependant, selon certains organes de presse, des incidents auraient eu lieu à Mbengwi (région du Nord-ouest). La mobilisation rapide des autorités administratives et des forces de l’ordre aurait permis de maitriser la situation.

Certains autres organes de presse parlent des difficultés qu’il y aurait eu à organiser le scrutin à Menji dans le Sud-ouest. D’après les mêmes sources, à travers divers moyens, des menaces auraient été proférées par des présumés sécessionnistes pour empêcher la participation des électeurs au scrutin.

Le directeur général des élections d’Elecam a reconnu, sans donner de précisions, qu’il y a eu quelques perturbations dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Dans la région de l’Extrême-nord, le taux de participation, a ajouté M. Babale, le taux de participation a été relativement faible du fait, croit-on savoir, de la menace des terroristes de Boko Haram.

Il faudra attendre 15 jours pour avoir les résultats définitifs de ces élections. Pour l’instant, si on s’en tient aux premières tendances, la surprise viendrait du Nord-ouest où le SDF passerait en tête devant le RDPC. A titre de rappel, 70 sénateurs sont élus par le collège électoral, les 30 autres sont désignés par le chef de l’État.

 

Source :cameroon-report.com/237actu.com

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