Alors que les Camerounais s’apprêtent à voter le 12 octobre 2025, une voix discordante s’élève au milieu du vacarme électoral. Celle de Valère Bessala, leader du Parti Jouvence, qui dénonce sans détour ce qu’il appelle une “mascarade électorale” et appelle purement et simplement les Camerounais à boycotter le scrutin.
« Il n’y aura pas élection le 12 octobre prochain, mais une comédie machiavéliquement orchestrée », affirme-t-il.
L’ancien administrateur civil connu pour son ton tranchant et son franc-parler, accuse le régime en place d’avoir “distribué les rôles à des acteurs programmés” pour légitimer une reconduction sans âme ni vision du président Paul Biya.
Pour lui, le rendez-vous du 12 octobre n’a rien d’une élection :« Ce n’est pas un vote, mais un théâtre dont le scénario est écrit d’avance. Une mise en scène où le peuple ne joue même plus de rôle. »
Mais Valère Bessala ne s’arrête pas là. Il accuse aussi l’opposition camerounaise, qu’il juge “incapable de s’unir”, d’avoir une fois de plus trahi la cause nationale.
« Une fois encore, les Camerounais ont été trahis non seulement par le pouvoir, mais aussi par ces éternels opposants sans conviction, qui préfèrent l’égo à la patrie », déclare-t-il, amer.
Dans sa vidéo devenue virale sur les réseaux, il appelle les citoyens à “rester à la maison”, les invitant à ne pas cautionner un processus qu’il considère “corrompu et sans issue”.
Son message est clair : pas d’élection, pas de participation, mais une résistance silencieuse.
Valère Bessala exhorte la jeunesse camerounaise à garder la tête froide et à ne pas se laisser manipuler par les illusions du pouvoir ni par les calculs des anciens partis.
« Cette vieille garde politique sans foi, ni loi, ni honneur a vidé la politique de son sens. La jeunesse doit rester lucide et constante. »
Pour le “Guide de la jeunesse”, la transformation du Cameroun ne viendra plus des urnes, mais d’une renaissance collective, d’un éveil moral et générationnel.





