Après l’annonce de la candidature de Paul Biya pour un 8ᵉ mandat, le journaliste François Gaëlle Mballa dresse un tableau pessimiste du Cameroun à l’horizon 2032. Pour lui, rien ne changera : inflation galopante, figures politiques figées, services publics dégradés et gouvernance sous « hautes instructions ». Le journaliste du journal l’Economie, avec une dose d’humour, pointe aussi la faiblesse de l’opposition, responsable, selon lui, de la prolongation de la misère nationale.
Si Paul Biya est réélu en 2025, pour un mandat de 7 ans, voici quelques aspects qui ne vont pas changer.
L’inflation, projetée à 5% cette année, pourrait continuer sa tendance haussière pour atteindre les 10% en 2032
Ayang Luc, si le ciel n’a pas raison de lui, sera toujours la tête du Conseil économique et social (CES) du Cameroun. Un poste qu’il occupe avant l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême.
Jacques Fame Ndongo, qui nous a promis dans une vidéo que « nous serons comme eux bientôt », sera toujours « comme lui », c’est-à-dire ministre de l’Enseignement supérieur. En 2032, il aura un peu plus de 28 ans au poste. Sans impact sur le supérieur. Les grèves et autres revendications vont s’intensifier.
Le Moulinex pourrait se transformer en tronçonneuse, puisque ce sera visiblement la dernière ligne droite. Donc « du ça passe ou ça casse ».
Madeleine Tchuinté poursuivra à la tête du ministère de la Recherche scientifique, sans résultat de recherche.
Fru Calitus sera toujours ministre par intérim
Cavaye Yeguié Djibril continuera, jusqu’à ce que la mort intervienne, à la tête de l’Assemblée nationale
Niat Njifendji, tant qu’il bouge son petit doit, sera président du Senat
Marie Claire Nnana sera éternellement à la SOPECAM
Le ministère de la Communication sera toujours sans canaux de communication sur internet (à l’ère du numérique)
La bière que nous aimons tant, ne sera pas épargnée. Elle pourra en 2032, couter 1000 FCFA pour 0,65 Cl.
L’autoroute Douala – Yaoundé ne sera pas finie. Même comme ils ont prévu la livraison en 2032.
Nganou Djoumessi sera toujours là.
Les villes seront encore plus sales que par le passé, puisque la population ne fait que grandir, et aucune anticipation n’est visible jusqu’ici.
L’eau et le courant seront de plus en plus rares
Les gens continueront de détourner les fonds publics dans l’impunité
Et nous seront encore plus diriger sur Hautes instructions
Ce qui va faire que notre misère soit encore prolongée, c’est bien l’opposition camerounaise. Ce n’est pas Biya. Ils sont nombreux à vouloir le siège et nous qui voulons le changement seront partagés parmi eux.
FGM



