CHAN 2020 : Jean Lambert Nang parle à Haman Mana

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Il réagit par rapport un édito publié par son confrère en directeur de publication du quotidien Le Jour qui pose un regard critique sur le dernier Chan.

Lisez plutôt.

Mon cher Haman Mana, Je suis profondément déçu par ton éditorial de ce jour que je trouve cousu de toutes pièces, simplement parce que ta volonté est de jouer les rabat-joie au moment où des millions de Camerounais et d’Africains continuent de se battre la coulpe devant ce qu’ils découvrent de nos belles infrastructures. Toi et moi savons que notre pays nous a longtemps fait souffrir (dans notre orgueil) de son retard en infrastructures sportives malgré ses performances sportives éclatantes. Tu en faisais régulièrement des choux gras dans tes colonnes et tu n’avais pas tort.

Qu’aujourd’hui tu te révoltes du bond que le pays a réalisé en cette matière m’horripile au plus haut point. Selon toi, autant que les stades, on ne devrait pas construire d’autoroutes, d’écoles, d’hôpitaux, parce que ce serait pour la gloire de M. Biya et pérenniserait son pouvoir. Ciel ! Tu sous-entends même que la réalisation de tous ces projets se fait au détriment de femmes qui meurent en couches ou de voyageurs qui périssent calcinés dans des accidents. Mais où est donc le rapport entre un stade que l’on construit et un enfant qui meurt de soif ou un chauffard qui conduit des innocents à la mort ? tu sais, très pertinemment que ce n’est pas faute de projets de construction de forages et d’écoles et de dispensaires que toi et moi manquons d’eau ou mourons de maladies : les ressources de ces projets ont été détournées par des personnes qui n’ont jamais été placées à leurs responsabilités pour détourner les deniers publics. Curieusement tu es leur avocat chaque fois qu’ils se font prendre…

Réjouissons-nous au contraire que, pour une fois, des projets aient été pensés puis totalement réalisés. Je ne suis pas un thuriféraire du régime, tu peux l’attester mais toi et moi savons que ceux qui ont piloté ces méga projets sentaient constamment le souffle du chef de l’etat dans leur dos. et d’ailleurs, le « glissement » que nous avons connu le doit énormément à la félonie de certains de nos compatriotes.

Pour avoir parcouru les stades du monde, je suis fier, personnellement, de ce que mon pays a accompli pour ce Chan et plus tard pour la Can. Au moins les autres Africains commencent-ils à nous considérer comme un peuple de sérieux. Je comprends que la vocation de ton journal est prioritairement d’assombrir l’action gouvernementale mais ici, reconnaissons que, pour une fois, notre ego patriotique mérite d’avoir été chatouillé et pas seulement par les hagiographes du régime de M. Biya. Confraternellement.

Source : La Nouvelle/ Par Jean Lambert Nang

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