Le journaliste panafricaniste à travers cette chronique fait un feedback historique sur la venue de la SGS au Cameroun.
Devant les perspectives de concessions de certains pans de l’activité portuaire (Terminal à conteneurs, Dragage, Parc bois…) laSGS lorgne vers l’inspection des produits au PAD. Elle sait compter sur l’entregent de son mentor local, René Owona, présenté comme un ami intime de Paul Biya, qui vient d’être nommé Secrétaire général adjoint à la Présidence de la république. L’un de ses nervis distille habilement dans l’opinion publique que Paul Biya détiendrait à travers René Owona des parts importantes dans la SGS et susurre que celle-ci financerait tous ses voyages vers la Suisse.
Connaissant le système clientéliste, c’est suffisant pour effrayer n’importe qui oserait s’opposer à la volonté de la SGS. Cela fait malheureusement tilt dans la tête d’un Journaliste. Le regretté DP nommé Joseph Bertrand Ottou me charge de mener une enquête dessus. Je découvre que la SGS a été chassée d’Afrique du Sud pour incompétence. Du Burkina Faso pour refus de présenter à la soumission un certificat de non faillite. De Côte-d’Ivoire et du Togo pour incompétence et dès que ceux-ci se sont empressés d’aller quêter l’expertise de l’Organisation mondiale de la Douane pour former leurs douaniers à l’inspection des produits à l’importation, ils sont devenus des champions africains en matière de recouvrement des recettes douanières.
Pourquoi l’on veut imposer la SGS au Kamerun, alors que sous l’impulsion de la DGD Minette Libom li Likeng, les recettes douanières se sont multipliées par 10 en 3 ans ? Les douaniers Kamerunais dont les conseils sont recherchés à l’international ne sont ils pas capables de faire le job? Devant l’avalanche d’interrogations formulées, les esprits s’éveillent.
Un matin, un officier supérieur de l’armée, débarque dans nos bureaux, situés immeuble ex Oncpb, à Bonanjo. Il nous traîne au restaurant de Maman Ada, logé à la Mezzanine. Entre deux rôts de pangolin et de vin rouge, il nous intime sur le ton grave de celui là qui peut tout, d’arrêter cette cabale contre Paul Biya(sic).
Mais la SGS perd René Owona décédé en 2024, dans un hôpital du Vesoul, en France. C’est un coup dur. Son successeur René Sadi, brillant fonctionnaire, d’une intelligence rare, homme sans sa tâche et malgré sa proximité avec Biya n’a malheureusement pas la malice et la vénalité requises dans la gestion souterraine de ce type de dossier. Il se reconnecte tant bien que mal et cela prend du temps.
. A L’éclaircie qui va naître avec le DG Siyam Siewe, succèdera la profonde aversion du DG du Pad en fin 2007, Etoundi Oyono. Un dur à cuire. Il repousse le dossier et veut des éléments complémentaires. Un avis partagé par la DGD Libom li Likeng qui prend soin de prévenir le Minfi Alamine Ousmane Mey de l’offre avatangeuse de la multinationale Cotechna qui propose 12 millions d’euros (7 871 484 000 FCFA) avec à la clé la création de 100 emplois directs au Cameroun, du matériel Up to date et en sus la formation des douaniers aux subtilités de l’inspection. Personne ne connaît jusqu’ici l’offre SGS. Celle-ci est enveloppée par le Minfi dans une brume de non-dits et de contre-vérités.
Devant la bravade de la presse libre et l’opposition de l’empêcheur de tourner en rond, le DG Etoundi Oyono, l’option du passage en force est retenue. L’occasion fait le larron. Fin 2014, le DG Etoundi est miné par la maladie, les loups se réveillent brusquement. C’est d’abord DIT de Bolloré qui fait son cinéma en affirmant avoir renouvelé sa concession sur le terminal à conteneurs alors que le DG Etoundi Oyono est entrain de subir un triple pontage coronarien à Neuilly en France. Comment pouvait il être sur le billard et signer quelque chose s’étonne la presse? Cette fois, la SGS ne s’embarrasse pas de scrupules. C’est le Minfi Alamine Ousmane Mey, lui même, sans consulter le PAD qui va abriter l’infrastructure et la DGD dont naturellement c’est la mission, qui signera dans une totale opacité l’acte criminel qui donne contractuellement l’inspection des produits au PAD à la SGS.
Après le scandale retentissant de l’échec de l’eurobond du Kamerun sur le marché financier international, le Minfi frappe à nouveau en faisant débarquer Manu miltari Le loup SGS dans la bergerie du Pad. C’est le début des problèmes.





