Tribunal Militaire: Mardi 20 août 2019.

  • 20-08-2019
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Par une authentique manœuvre relevant de la pirouette judiciaire et de la création magique d’un ‘’néo-droit anti-droit’’, le Tribunal Militaire entend faire venir, ce mardi 20 août 219, par devant lui le Président élu Maurice KAMTO et ses alliés que sont le Conseiller à la Présidence de la République Christian PENDA EKOKA Président du mouvement Agir/Act, l’Honorable Albert DZONGANG Président du Parti ‘’La Dynamique’’, et Paul Eric KINGUE le Président du Parti MPCN, l’artiste rappeur Gaston Serval ABE dit VALSERO, de même que tous les cadres du MRC et les autres militants ou sympathisants ‘’MRC & Alliés’’ détenus politiques dans les deux prisons de Yaoundé-Kondengui voire ailleurs que sont par exemple le Professeur Alain FOGUE (Trésorier National MRC), maître Michèle NDOKI, et Célestin DJAMEN.

L’initiative du Tribunal Militaire est d’autant plus curieuse que l’ordonnance de non lieu partiel rendue scandaleusement par le Juge d’Instruction du Tribunal Militaire de Yaoundé fait l’objet d’un recours en Appel dont la prochaine audience a été fixée au 22 août 2019 prochain sous les hospices du juge Gilbert SCHLICK. Pourquoi ce mouvement frileux et fébrile du Tribunal Militaire seulement maintenant ? Quel piège vicieux se cache encore derrière cet agissement en traître émanant du Tribunal Militaire de Yaoundé ? Toutes ces questions restent en suspens, alors que le premier contingent des prisonniers politiques en provenance de la prison Centrale de Yaoundé vient tout juste de franchir les grilles d’enceinte du Tribunal Militaire de Yaoundé.

Dans le même temps, les détenus poursuivis par devant le Tribunal de Première Instance (TPI)de Yaoundé-Ekounou sont arrivés sur les lieux et malgré des tractations menées directement avec eux par le procureur, ceux-ci refusent formellement d’accepter sa proposition de les voir juger séparément. Ils réclament donc un procès collectif pour tous, faisant ainsi écho à la requête de jonction maintes fois formulée par les avocats de la défense en conformité avec la loi pour les cas d’indivisibilité. Or hier lundi 19 août 2019 a déjà eu lieu la suite des audiences dédiées aux évènements du 22 juillet à la Prison Centrale de Yaoundé-Kondengui. Le TPI de Yaoundé-Ekounou a donc été de nouveau le cadre d’exécution de la procédure de jugement dite en ‘’Flagrant Délit’’ (FD). Ainsi donc, étaient attendus devant la composition du TPI présidée par le juge NDEMA, par ailleurs Président du TPI de Yaoundé-Ekounou, le 1er Vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Mamadou MOTA, les docteurs NGONO Modeste et FOUELEFACK T Christian, messieurs SIEWE Éric, NANA Serge Branco, MOMO Brice Bienvenu, KOUAM TEAM Guy et TOUKAM Pascal. Chose curieuse et inquiétante, alors que le 1er Vice-président du MRC ne figure pas aux rangs des personnes conduites au TPI ce lundi, et que cela intrigue la défense qui n’obtient aucune réponse satisfaisante sur l’absence d’un de ses clients, le juge NDEMA décide de l’aveu même des avocats ‘’deb passer en force’’.

Aussi statue-t-il sur la demande de jonction par une simple observation au plumitif, et non une décision d’ADD (se référer au compte-rendu publié sur cette page hier à 11h27) comme indiqué par la loi. Mettant ses forceps de plus belle au travail, le juge NDEMA procède immédiatement il ouvre les débats malgré l'absence inexpliquée du 1er Vice-président Mamadou MOTA et la protestation indignée des avocats du collectif devant cette curieuse façon désormais d’administrer la justice au Cameroun. Le juge sur sa lancée peu orthodoxe, va donc convier à la barre les témoins de l’accusation. Lorsqu’il sera un peu plus de 15h30, l’audience sera suspendue pour ‘’suite des débats’’ ce mardi 20 août 2019. On signale également un rebondissement dans l’une des vieilles plaintes initiées par le Président élu Maurice KAMTO contre le Professeur Pascal Charlemagne MESSANGA NYAMDING.

En effet, l’affaire dénommée ‘’KAMTO c/ MESSANGA’’ est enfin portée au rôle des citations directes au numéro 56 de l’audience du TPI de Yaoundé Centre administratif présidée, ce mardi 20 août 2019, par madame le juge BISSIONGOL Annette, avec comme représentant du Ministère Public, le procureur ONANA.

 

Bbou Nissack. Facebook