CNI : « C’est inadmissible de payer 2800 pour un service public pour être servi après 4 ans »

Le Centre Nationale de Production des Passeport (CNPP),  fonctionnel depuis le 1er juillet 2021, date de lancement du nouveau système de production des passeports, a été officiellement inauguré ce 25 aout par le Ministre d’Etat, Secrétaire Générale de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh au nom du président de la République, Chef de l’Etat, S.E. Paul BIYA. Dans l’opinion, célébrer la production d’un document qui « n’intéresse qu’un cinquième de la population de la population » relève de la « provocation ».

Cameroun : l'homme politique Denis Emilien Atangana s'insurge contre les  journalistes qui présentent Samuel Wazizi comme un terroristeC’est l’avis de Dénis Emilien Atangana. Pour le président national du Front des Démocrates camerounais (FDC), « si la police et l’État veulent nous prouver quelque chose et surtout son efficacité dans la digitalisation, c’est bien évidemment sur les cartes nationales d’identité qui est un problème névralgique ». Ci-dessous l’intégralité de sa sortie :

« OÙ SONT PASSÉ LES CNI?

NON À LA PROVOCATION ! NOUS VOULONS LES CNI

L’inauguration du centre national de production des passeports ce jour en grande pompe est une véritable provocation pour le peuple camerounais qui peine à se faire établir un récépissé et obtenir une carte nationale d’identité. Dans un pays où se faire établir un récépissé volant et pratiquement non conservable de la carte nationale d’identité est un parcours de combattant après avoir au préalable payé les impôts et 2800f. C’est indécent !

Dans un pays où des millions de camerounais vivent sans papiers, attendent un, deux , trois ou quatre ans pour obtenir une CNI de deux pages c’est vraiment une provocation de jubiler la production d’un document qui n’intéresse même pas un cinquième de la population. Le peuple camerounais mérite le respect ! Si la police et l’État veulent nous prouver quelque chose et surtout son efficacité dans la digitalisation, c’est bien évidemment sur les cartes nationales d’identité qui est un problème névralgique. C’est inadmissible de payer 2800 pour un service en plus public et qu’on vous demande pour être servi d’attendre 4 ans pour l’obtenir. Par exemple, vous entrez dans un restaurant où c’est écrit « payer avant d’être servi » vous payez et après on vous demande d’attendre quatre ans pour être servi.

La torture que les camerounais subissent pour se faire établir un récépissé et obtenir une carte nationale d’identité est inadmissible, une provocation de trop pour un pays victime d’énormes foyers de tension », Par Denis Emilien Atangana

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