Commission Musonge : Guerre déclarée contre les discours haineux

La recrudescence du discours de la haine et la xénophobie à travers les médias et les réseaux sociaux inquiète la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (Cnpbm) qui, de ce fait,  interpelle tous les acteurs de la société civile.

Favorisée par l’avènement de l’internet et des technologies de l’information et de la communication (Tic), la propagation grandissante de ce fléau ce dernier temps à travers les médias et les réseaux sociaux tend vers des divisions certaines de notre communauté, apprend l’hebdomadaire La Nouvelle dans son n° 581 du lundi 15 Mars 2021. A ce titre, la Cnpbm, sous la présidence de Peter Mafany Musonge, a lancé le 5 mars dernier la campagne nationale de communication contre le discours de haine et la xénophobie. Des assises apprend-on, tenues sur hautes instructions du président de la République qui visent à mettre fin à l’instrumentalisation et à la provocation donc fait montre certains individus de mauvaise foi pour déstabiliser l’union sacrée. «Le discours de haine se caractérise dans sa forme écrite, orale ou visuelle, par toute incitation à la discrimination, harcèlement, menace ou violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe en raison de leur origine, de leur sexe, de leur appartenance à une tribu, ethnie, une race ou une religion» explique Peter Mafany Musonge dans les colonnes du journal. Pour ce qui est de la xénophobie, cet ancien Premier Ministre (entre 1996 et 2004) ajoute qu’ « elle correspond au sentiment de crainte, d’hostilité, voire de haine envers les étrangers notamment dans le cadre de notre contexte, ceux qui n’appartiennent pas au même groupe du point de vue de la culture, religion, langue, etc.».

Haine et xénophobie, peut-on lire entre ligne du journal, constituent un fléau qui est sur le point de fragiliser l’unité nationale, le vivre ensemble, la cohésion sociale, l’intégration nationale, la paix durable et la stabilité sociale. Y va sans dire,  avec l’ampleur de la situation,  la responsabilité ne saurait se reposer à la seul  commission Musonge créée par décret présidentiel en 2017, mais à tous les camerounais désireux de voir pousser un autre Cameroun.

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie:

A l’écoute du discours du président de la république à la jeunesse le 10 février dernier, l’éditorialiste du journal LE MESSAGER Souley Onohiolo lors de

Sur le plateau d’AGORA à LTM TV L’homme politique Salomon Beas interroge la renommée du président de la République, Paul Biya, après que ce dernier

Dans sa sortie ce dimanche sur le plateau de « Droit de réponse » sur Équinoxe TV le politologue Aristide Mono justifie pénurie de sel

Dans cette sortie sous la forme d’une lettre,le journaliste camerounais apporte son soutien au directeur général du Port et estime qu’il celui qui capable de

L’expert électoral Jean Paul Ntsengue estime dans cette sortie que le président de la république n’a violé aucune loi en réajustant le calendrier électoral, au

L’ancien militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) et tout nouveau président de parti politique, quelques jours après son retour au pays vient d’annoncer