Dans cette sortie du journaliste, il est question de revenir sur le brouhaha qui secoue l’institution portuaire concernant le scanning.
Janvier 2026. Nous sommes la veille du 31, soit un mois jour pour jour que M. Paul Biya s’est adressé à ses compatriotes. Il annonçait un gouvernement dans les prochains jours. 08 jours après son message, il a reçu les vœux de nouvel an du corps diplomatique et des corps constitués nationaux donc de ses ministres.
Nous croyions que c’était un au revoir pour les bons et loyaux services du gouvernement du 04 janvier 2019 qui venait de passer ses 7 ans. La durée du mandat présidentiel renouvelé le 12 Octobre 2025.
Le PRC, n’a rien fait. Il ne se bouge pas. Ses prochains jours raisonnent comme demain. Un demain qui n’arrive finalement pas. Dans cette incertitude, il a l’avantage d’avoir démontré à tous qu’il est le maître du jeu. Son SGPR a beau recevoir en son nom, cela est moins médiatisé que cette sortie sur les réseaux sociaux au sujet du Port autonome de Douala. Chez M. Paul Biya autonome peut dire spécialisation pour plus d’efficience et d’efficacité.
Cela renvoie à un autre spectacle d’après présidentielle 2018 sur la même place portuaire. Sur le renouvellement de la concession faite à DIT, les clans étaient engagés dans la petite guerre. M. Paul Biya avait surpris tout le monde. Départ de DIT.
Pas pour le choix du PAD. Mais bien pour la renationationalisation de ce segment. Maladroitement, la situation née en 2019 a donné des ailes aux acteurs de près ou de loin autour du PAD. Sans doute, c’est la raison du bruit autour de SGS sur le volet Scanning.
Les batailles rangées. Des réunions à la présidence. Les communiqués Minfi et PAD. Jusqu’à celui du Chef d’Etat Major du Président de la République lui-même qui conforte le choix du PAD pour un nouvel acteur. Transatlantic D. Les Camerounais.es sont surpris. Pourtant au-delà des recettes d’un port, ce lieu relève de la sécurité. Je dirai est un haut lieu sous haute surveillance civile, policière, militaire, identifiée ou pas.
Alors qu’on croit la paix revenue, M. Paul Biya qui a été Directeur de cabinet ministériel, SGPR, Directeur du cabinet civil, PM, a pensé à une modalité de résolution des conflits manifestes ou larvés. Il a ramené les parties chez le PM. C’est Là-bas que la paix est revenue. La décision du PAD N’EST pas totalement balayée, mais SGS va rester sur les berges du Wouri jusqu’en 2032 au moins.
Une fois de plus, la fameuse boîte noire est énigmatique au Cameroun. D’où vient le pouvoir de décision? On peut sans risque de se tromper dire que c’est M. Paul Biya en personne qui l’incarne à 93 ans en Février 2026. Il donne des parcelles de pouvoir. Temporaire. Conjoncturelle. Mais tout doit se faire pour consolider son pouvoir à lui. Si les autorités du PAD avaient gain de cause totale en 2026 après 2019 où ils ont réduit le pouvoir présidentiel à le leur, M. Paul Biya perdrait la pleinitude du pouvoir. Du pouvoir discrétionnaire.
On sait déjà que le traitement de certains DG à la régulière est au dessus des membres du gouvernement qui exercent le pouvoir de tutelle. Si le gouvernement perdait le pouvoir symbolique devant les agents publics les mieux rémunérés du pays, alors, demain serait plus que incertain. La situation actuelle me rappelle les cours de science politique de première année. Le Pr. Louis Paul Ngongo, prêtre et CAMARADE de classe de M. Paul Biya nous rappelait toujours que le pouvoir est relation. A vers B. Etc.
La situation du PAD de décembre 2025- Janvier 2026 démontre encore cela. Chacun sait désormais SA place. Surtout que dans l’attente du gouvernement, M. Paul Biya a renforcé le pouvoir du PM. M. Dion Nguté peut se voir reconduit. À défaut, il sortira par la grande porte.
Lui qui avait déjà pésé de tout son poids sur l’affaire Nexttel où des Vietnamiens étaient face à M. Danpoulo, l’un des pouvoirs financiers les plus importants du Cameroun et de l’Afrique francophone. Nous ne parlons pas du cas de MTN… Une autre affaire de pouvoir politique et économique…




