Qui de Cathy MEBA dans l’arrondissement de Meyomessala ou d’Éric Gervais NDO dans la Mvila pour succéder à Emmanuel MVE candidat à sa propre succession dont le bilan mitigé est entaché de plusieurs scandales et soulève de vives critiques ?
Dans le landerneau politique du sud, alors que la session de plein droit de la seconde mandature du Conseil Régional approche à grands pas, nombreux sont les avis qui se bousculent sur les 05 années écoulées de la Présidence d’Emmanuel MVE avec un bilan peu reluisant pour ne pas dire catastrophique.
Parmi ses challengers, 02 figures bien connues de la scène politique locale dont une femme Cathy MEBA, l’égérie d’une nouvelle génération de leaders politiques au sein du RDPC qui a beaucoup fait parler d’elle notamment à travers ses états de service et surtout grâce à son militantisme.
Deux atouts qui vont s’opposer au CV impressionnant d’Éric Gervais NDO qui au côté d’Emmanuel MVE a co-presidé la dernière mandature du CRS dans une opacité qui a nécessité à mainte reprise le recadrage du Gouverneur de la région du sud Felix NGUÉLÉ NGUÉLÉ.

Deux profils qui vont s’affronter à défaut de trouver un compromis et dont le destin de toute une région repose entre les mains. L’un déterminé avec la volonté de bien faire, l’autre expérimenté et porteur d’une vision.
Toutefois les jeux sont loin d’être faits. Les RDPC, l’entité qui contrôle le CRS depuis son avènement reserve toujours des surprises de dernières minutes. Là-bas, ils appellent ça « la discipline du parti » et à ce moment là, personne ne peut se départir sinon faire bloc pour la représentativité de toutes les composantes sociologiques et politiques. Une histoire de partage de pouvoir entre les 04 départements. Les choses seront-elles différentes cette fois-ci ?
Nul ne saurait le dire avec certitude car de la Présidence de la République au Sénat en passant par l’AN, le leadership n’a pas bougé. Le sud qui est donc par ricochet la région natale du Chef de l’état malgré l’agitation des partisans de l’un et de l’autre camps n’est pas très loin de là.

En effet, Paul BIYA est toujours resté constant et fidèle à sa méthode, celle de la préservation des équilibres. Ses choix, loin de plaire ou de déplaire n’ont jamais été motivé ou taillé sur un quelconque profil. Ici, le fil d’ariane sur lequel le Chef de l’état s’est toujours appuyé est sans doute l’operationnalité et la dynamique de groupe.
Sur ce chapitre justement, Paul BIYA en a fait l’heureuse ou la triste expérience car le Sud par ses fils est à l’origine de ses propres turpitudes. Après avoir tout eu et bénéficié, jamais cette région n’a pu décoller et impulser les gènes d’un développement appuyé et constant. Tout juste des figures politiques avec des bonnes intentions et des intellectuels de haut volt à la moralité douteuse qui traînent des scandales à répétition.





