Depuis le décès de Consty Eka, les hommages affluent de partout. Cette fois, c’est l’homme politique André Luther Meka qui dans cette sortie parle de l’homme et de son amour pour le luxe et le glamour.
« C’était un gourou de la communication. Le Roi de la télé a laissé une école. Chaque présentateur ou communicant a pu saisir cet héritage: Le GRAND BLUFF.
Consty Eka mettait tout dans L’INTRO d’un artiste ou d’une émission. Quand il introduisait une émission dans son teasing ou un artiste, le soleil s’illuminait, les arbres dansaient, les téléspectateurs vibraient pour attendre L’EXCLUSIVITÉ PLANÉTAIRE. Au bout du compte le jour dit, on découvre le nouvel album de MAROLE TCHAMBA ou de MEWEY. Tout était dans le positionnement de l’émission ou de l’artiste auprès des téléspectateurs.
Entre les bluffés (les téléspectateurs ou les auditeurs) et le bluffeur (le présentateur), Consty Eka avait construit un mythe, une mystification des rapports sociaux avec sa classe: sapologie, toujours tiré à quatre épingles, hébergement dans les hôtels cinq étoiles, les plus belles bagnoles. Consty ne baissait jamais le standing. Il fallait faire rêver le téléspectateur. Il était le présentateur le plus luxueux et talentueux que le Cameroun n’a jamais connu dans l’histoire du show Biz.
Celui qui a atteint les hautes cimes du show Biz africain en invitant Withney Houston et Michael Jackson la pop star en Afrique. Je l’ai jamais rencontré mais je sais toute l’estime qu’il avait pour ma modeste personne. Les nouvelles me parvenaient. Le Cameroun, l’Afrique, le monde du show Biz perd un météore de la culture. Adieu l’artiste. Le grand génie ».





