Coup d’Etat au Mali: Le Message clair de l’hon Jean Michel Nintcheu au régime de Paul Biya

Jean Michel Nintcheu

Mettant en garde le régime du président Paul Biya, l’opposant soutient que ce qui s’est passé au Mali, est forcement la résultante de la mauvaise gouvernance.

En effet, après des mois de troubles, la catastrophe redoutée est survenue, le régime de Ibrahim Boubacar Keïta est tombé. Le désormais ex président du Mali a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi sa démission et la dissolution du Parlement, suite à son arrestation plus tôt dans la journée par des soldats mutin

En réaction à cette actualité, l’hon Jean Michel Nintcheu, député SDF, et président régional de ce parti pour le Littoral, explique dans un texte publié sur sa page Facebook que les « pays d’Afrique noire francophone sont à un tournant décisif de leur Histoire », non sans avoir mis en garde le régime de Paul Biya.

Lisons

Le putsch au Mali est la conséquence directe de l’autisme et de la condescendance du régime de Ibrahim Boubacar Keita.

Regarder les conséquences et non les causes du renversement de M. Ibrahim Boubacar Keita participe d’un aveuglément sidérant. Quand un régime obstrue volontairement toutes les voies réelles et efficaces de résolution d’une crise, l’armée se résout très souvent et malheureusement à prendre ses responsabilités pour remettre la balle au centre. Et c’est dommage pour la démocratie et les démocrates et patriotes qui n’ont eu de cesse de se battre depuis 1990 et même bien avant dans les années d’indépendance.

Bomber le torse au mépris de la volonté et des intérêts du peuple, se prévaloir d’une légitimité factice sur la base des résultats des élections du reste truquées, narguer en permanence le peuple en invoquant les scores soviétiques acquis aux élections organisées par soi-même ou ses affidés, tourner résolument et systématiquement le dos aux avis contraires, refuser obstinément par la suite d’engager et d’accélérer les réformes nécessaires pour l’apaisement politique, tout cela mis ensemble sédimente inéluctablement un cocktail qui produit toujours un effet boomerang explosif contre les démocratures.

Les pays d’Afrique noire francophone sont à un tournant décisif de leur Histoire. Au-delà des apparences, aucun Chef d’État ne peut prendre indéfiniment son armée encore moins son peuple en otage. Une de ces deux composantes finit toujours par se réveiller au grand dam des adeptes du statu quo ou du pourrissement. Le régime de M. Ibrahim Boubacar Keita l’apprend à ses dépens. Le Mali parle certainement au Cameroun.

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