Covid 19 :Les prescriptions du gouvernement bafoués

Les usagers peinent à respecter les décisions visant à limiter la propagation du virus.

Ambiance festive à la mairie de Yaoundé VI ce 30 avril. Le quotidien dans cette collectivité territoriale n’a pas véritablement changé depuis la suspension le 26 mars, par Naseri Paul Bea, gouverneur de la région du Centre, des manifestations à caractère festif sur son territoire de commandement. Les célébrations des unions nuptiales n’ont pas connu de répit comme souhaité par le gouverneur. Dans cette mairie, le port du masque est loin d’être une priorité. Pas un seul dispositif de lavage des mains malgré la forte recommandation de l’hygiène des mains comme mesure de lutte contre le coronavirus. Même si le nombre de personnes à l’intérieur est limité à 50, les autres invités se piétinent pratiquement à l’extérieur.

À côté, une autre famille s’active pour les derniers réglages. Ses membres doivent occuper la salle à leur tour pour une autre cérémonie. Plusieurs membres de cette famille ont mobilisé amis et connaissances pour les festivités. « Nous attendons des centaines d’invités venant de plusieurs régions. Et nous allons faire la fête. Nous avons précisé que chacun a l’obligation d’avoir son masque de protection », confie Paul Sylvestre, organisateur d’évènement. Une recommandation pas observée.

Même si certaines mairies et autres promoteurs culturels se sont mobilisés pour faire respecter les prescriptions du gouverneur de la région du Centre, les usagers peinent à respecter lesdites mesures. « Je suis écœurée d’apprendre que mon mariage n’aura finalement pas lieu le jour convenu. Mon fiancé et moi avions tout prévu pour le bon déroulement de cette union étant donné que les invités étaient déjà informés du jour-dit, malheureusement le maire a reporté cela du fait des nouvelles mesures prises par le gouverneur de la région du Centre », se désole Sidoine Onambélé, future mariée. « Le nombre de festivités est limité à compter d’aujourd’hui afin de limiter la propagation de la maladie à COVID-19 », justifie un responsable de cette commune.

Du côté de Douala, les mêmes causes ont produit les mêmes effets. Nonobstant les décisions du gouverneur de cette région, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, d’interdire des manifestations culturelles pouvant drainer des foules, les populations trainent le pas. Mais le n°1 de la région accentue la sensibilisation. « Je m’adresse à toutes les populations de la région du Littoral, pour dire que, toutes les fois que les populations sont appelées à se regrouper, il faudrait qu’elles observent les mesures barrières. Nous n’avons pas besoin de sanctions à l’immédiat. Je voudrais vraiment appeler l’attention de toutes les populations de la région du Littoral, pour faire comprendre que ce n’est pas une mesure à tête chercheuse.

L’Organisation mondiale de la santé (Oms), les médecins, et tous les spécialistes, constatent que pour limiter les dégâts, nous devons observer des mesures barrières », s’est exprimé le gouverneur de la région du Littoral. Un message qui, semble-t-il, tombe dans les oreilles de sourds. Le ministre de l’Administration territoriale également s’est joint au bal des interdictions et a prescrit une certaine fermeté aux fidèles chrétiens qui n’arborent pas de masques dans les églises. A ce jour, ladite décision peine à être suivie.

 

Mutations

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie:

Depuis quelques heures l’artiste est au centre d’une affaire de violence conjugale. En effet, une vidéo circule sur les réseaux sociaux mettant aux prises le

Dans une communication de la principale structure de distriution de l’énergie électrique, elle lance un cri d’alarme sur l’accroissement des actes de déprédation et de

La Mutuelle des Journalistes et Associés du Cameroun (MUJAC) à travers cette communication officielle affiche sa joie de voir le journaliste de Naja tv en

Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) dans un communiqué s’est satisfait de la remise en liberté du journaliste de Naja

Dans cette tribune de l’universitaire, il revient sur le fait que la société camerounaise est devenu inhumaine face à la souffrance des autres. L’affaire Mballa

Dans cette tribune de l’homme de droit et président du Centre pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique (CHRDA), il est question