Le Cameroun est une nouvelle fois secoué par une crise profonde autour de la gestion du football national. Cette semaine, une coalition de quelques acteurs du football camerounais, représentée par l’avocat international Emmanuel Nsahlai, a saisi conjointement le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP), la Confédération Africaine de Football (CAF) et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Objectif affiché : « protéger l’avenir du football camerounais » face à ce qu’ils qualifient de dérives de gouvernance sous la présidence de Samuel Eto’o.
Extrait du communiqué :
Samuel Eto’o est à juste titre célébré comme le plus grand footballeur camerounais et l’un des sportifs africains les plus emblématiques. Son génie sur le terrain a inspiré des millions de personnes et a apporté une fierté mondiale au Cameroun. Mais si Eto’o le joueur demeure une légende, la FECAFOOT sous sa présidence traverse une crise d’intégrité qui menace de ternir son héritage et de mettre en péril l’avenir du football camerounais.
Cette semaine, une coalition d’acteurs du football camerounais, représentée par l’avocat international Emmanuel Nsahlai, a déposé des actions judiciaires coordonnées auprès de :
- Ministère des Sports et de l’Éducation Physique du Cameroun (MINSEP) – demandant l’application de la loi nationale et un examen des statuts de la FECAFOOT ;
- Commission d’Éthique de la FIFA à Zurich – sollicitant l’ouverture d’une procédure en vertu du Code d’éthique de la FIFA, y compris l’examen d’une suspension provisoire de Samuel Eto’o pour conflits d’intérêts, irrégularités financières et manipulations électorales présumées ;
- Confédération Africaine de Football (CAF) – demandant la transmission de tous les dossiers à la FIFA et la suspension provisoire d’Eto’o du Comité Exécutif de la CAF pour avoir prétendument dissimulé sa condamnation pénale en Espagne.
Principales allégations de mauvaise gestion et de violations de l’éthique :
- Condamnation en Espagne pour fraude fiscale (22 mois de prison).
- Corruption et soupçons de matchs truqués.
- Conflit d’intérêts lié à un contrat d’ambassadeur avec la société de paris 1xBet.
- Détournement présumé d’environ 1,5 million USD issus de matches amicaux (Cameroun-Mexique, Cameroun-Russie, Cameroun-Corée).
- Suspension arbitraire du membre du Comité Exécutif Guibai Gatama pour 10 ans, afin de réduire au silence l’opposition.
- Manipulation électorale via des modifications statutaires rendant quasiment impossibles les candidatures indépendantes.





