René Sadi recadre les partenaires internationaux après les critiques sur la crise post-électorale.
Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, a tenu à remettre les pendules à l’heure face aux prises de position des partenaires étrangers sur la situation post-électorale au Cameroun.
Invité ce lundi 3 novembre 2025 sur les antennes de Radio France Internationale (RFI), le membre du gouvernement a dénoncé ce qu’il qualifie de “dérives diplomatiques” et de “leçons de morale” venant de certaines chancelleries étrangères.
« Les appels à l’insurrection et aux villes mortes sont de nature à mettre en péril la vie de la nation », a-t-il déclaré, en référence à la mobilisation lancée par Issa Tchiroma Bakary, candidat du FSNC arrivé deuxième selon les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel.
« L’État a pris des mesures pour rétablir l’ordre et la tranquillité publique, et les manifestants qui commettent des exactions seront punis conformément à la loi », a-t-il ajouté.
René Sadi a tenu à saluer le “professionnalisme” des forces de sécurité, tout en rejetant les accusations d’usage disproportionné de la force formulées par certaines chancelleries et organisations internationales.
« Il n’y a pas eu d’usage excessif de la force publique, contrairement à ce que certains ont voulu faire croire. C’est le lieu d’en appeler à l’objectivité des pays amis et partenaires internationaux dans leur regard sur nos réalités », a-t-il insisté.
Pour le patron de la communication gouvernementale, le rôle des partenaires étrangers n’est pas de “se muer en donneurs de leçons”, mais plutôt de renforcer la coopération avec le Cameroun dans le respect mutuel et la non-ingérence.
Cette déclaration intervient dans un climat politique tendu, marqué par les manifestations et l’appel à la désobéissance civile lancé par l’opposition après la proclamation des résultats du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025.



