Le cadre du SDF, Gabriel Ghomsi, dénonce la mort d’Anicet Ekane, décédé en détention malgré un état de santé alarmant. Il estime que de graves défaillances de l’État sont en cause et appelle l’opposition à exiger vérité, justice et responsabilité. Pour lui, cette disparition est un signal d’alarme national et doit mobiliser tous les Camerounais dans la lutte pour la démocratie.
Par Gabriel GHOMSI, Cadre du SDF.
« Camerounaises, Camerounais,
Membres de l’opposition politique,
Jeunes militants, patriotes et défenseurs de la démocratie :
Aujourd’hui, notre nation est en deuil.
Aujourd’hui, nous pleurons un combattant infatigable pour la liberté et la démocratie, Anicet Ekane, mort dans des circonstances troubles et inacceptables.
Il a été arrêté alors que son état de santé était déjà alarmant.
Le système le savait, et pourtant il a été maintenu en détention, sans garanties suffisantes de soins.
Dès lors, sa mort n’est pas un simple accident : de graves défaillance de l’état pourrait être mise en cause, car on ne détient pas un homme malade sans lui offrir les soins indispensables à sa survie.
Le décès d’Anicet Ekane est un décès de trop.
À ce rythme, le Cameroun s’expose à des dérives graves à l’encontre de ceux qui défendent leurs convictions et osent s’opposer au système.
Le silence serait une complicité, et l’inaction deviendrait un manquement collectif à notre devoir de vigilance et de citoyenneté.
Le silence serait une complicité, l’inaction serait un crime collectif.
Nous interpellons ici toute la classe politique de l’opposition, et en particulier le SDF, gardien historique des libertés et des avancées démocratiques au Cameroun :
il est temps de prendre toutes les mesures immédiates et nécessaires pour établir la vérité, demander transparence, responsabilité et justice, et protéger ceux qui restent engagés dans la lutte pour la liberté.
Nous appelons tous les jeunes militants, toutes les forces vives, tous ceux qui croient en un Cameroun juste et libre :
levez-vous ! Dénoncez sans peur ce qui se passe.
Faites entendre votre voix, exigez la vérité, rappelez au pouvoir en place : la vie d’un citoyen ne se négocie pas et la justice ne peut être contournée.
Camerounaises, Camerounais :
Ce décès n’est pas seulement une tragédie personnelle, c’est un signal d’alarme national.
Chaque citoyen doit comprendre que la lutte pour la démocratie est vitale.
Chaque militant doit savoir que la vigilance est un devoir.
Nous exigeons :
Justice immédiate et transparente pour Anicet Ekane,
Établissement clair des responsabilités,
Garantie que plus aucun opposant politique ne mourra impunément.
Que la mémoire d’Anicet Ekane allume en nous la flamme de l’action.
Que sa mort mobilise les consciences et réveille le peuple camerounais.
Que son combat devienne notre combat.
PAIX À SON ÂME, COURAGE À SA FAMILLE, VIGILANCE POUR NOTRE DÉMOCRATIE !
Gabriel NGOMSI»





