Calixthe Beyala, l’écrivaine camerounaise dans cette sortie est anéantit de constater que des anciens ministres sont incarcérés pour détournement de deniers publics alors même que des « criminels » essaient de se délier.
« Le Cameroun : un pays où la grâce présidentielle n’existe pas.
Au Cameroun, on essaye de faire libérer un vrai criminel qui a versé le sang humain en la personne d’Amougou Belinga et on laisse crever en prison un Gervais Mendoze qui était, à mon humble avis, un homme de bien ; on y laisse pourrir des élites pour des histoires de détournements d’argent, certes condamnables… mais, quinze ans de geôle ou vingt ans, c’est exagéré… La grâce présidentielle aurait dû intervenir pour de nombreux prisonniers à l’instar d’Andela Zogo ou Marafah et bien d’autres encore !
Quelques chanceux ont pu retrouver la liberté aujourd’hui, au bout de 20 et 25 ans de prison ! Qui ont-il assassiné ? Parce que ce type de peines, n’est valable à mes yeux que pour les tueurs, ceux qui attentent à la vie humaine… et non pour des élites, aussi voleuses soient-elles.
Une nation se gère avec le coeur, le pardon, l’équité, l’amour du prochain et non avec autant de haine !
Vivement que le prochain président Camerounais soit à la fois ferme et généreux, qu’il gère ce pays avec force et tendresse. On en a bien besoin !
Calixthe BEYALA »





