Djamen abandonne l’opposition et rejoint le régime en place.
Célestin Djamen, président du parti APAR et ancien pourfendeur du régime, a officiellement rejoint le camp de Paul Biya. Ce dernier a rejoint le G20, coalition de partis qui soutient le Chef de l’État, âgé de 92 ans, prêt à briguer un 8e mandat d’affilé à la tête du pays.
Jusqu’ici perçu comme un « chasseur de lion », Célestin Djamen est désormais dans la « cage », aux côtés de ceux qu’il critiquait avec virulence. Ce ralliement a de quoi surprendre : il y a quelques mois encore, il dénonçait les dérives du régime et se présentait comme une alternative de rupture.
Sur les réseaux sociaux, moqueries et railleries vont à la vitesse Grand V. Plusieurs rappellent que Célestin Djamen avait risqué sa vie pour ses convictions, notamment en 2018 lorsqu’il avait reçu une balle à la cuisse lors d’une manifestation post-présidentielle. Voir aujourd’hui ce « martyr de l’opposition » rallier ceux qu’il qualifiait d’oppresseurs choque et amuse à la fois. Beaucoup parlent désormais de lui comme du « bonbon opposant », affamé qui cherche désormais à se nourrir à la table de ceux qu’il combattait.



