Ils dénoncent les fraudes électorales dans la cité climatique.
La ville de Dschang, dans le département de la Menoua (région de l’Ouest), a été le théâtre de violentes manifestations post-électorales dans la soirée du 15 octobre 2025, sur fond d’accusations de fraude électorale.
Trois jours après la clôture du scrutin présidentiel, des protestations gagnent du terrain. À Dschang, la tension est montée d’un cran lorsque des habitants, affirmant que l’opposition aurait remporté le scrutin, sont descendus dans les rues pour exiger la “vérité des urnes”.
Des manifestants en colère ont incendié la maison du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Au petit matin, il ne restait que des murs calcinés et des débris de ce bâtiment qui abritait la section locale du parti de Paul Biya.
Le palais de justice de Dschang a également été réduit en cendres. Les violences ne se sont pas limitées à ces deux édifices. Le siège local d’Elections Cameroon (ELECAM) aurait été pris d’assaut par des manifestants qui auraient forcé les locaux pour tenter de s’emparer des procès-verbaux des commissions locales de vote.
D’autres cibles ont également été attaquées. La résidence du recteur de l’Université de Dschang a été visée, avant l’intervention des forces de maintien de l’ordre et de défense, déployées sur place.





