Élection à la Fecafoot: Eto’o et l’étau de la mafia

Nous en sommes encore à s’interroger sur les mécanismes mijotés par l’actuel comité exécutif de l’instance dirigeante du football camerounais au sujet des conditions de candidature à la prochaine élection à la Fecafoot qu’un coup de massue s’abat sur la mise au banc de touche de ceux qui ont la double nationalité. Si cette conditionnalité venait à prospérer, que cache cette autre manœuvre peu orthodoxe si ce n’est d’affirmer la prise en otage de la fédé par des coquins et des requins.

La consternation est au paroxysme après cette velléité outrageante glissée expressément dans le nouveau code des élections rafistolé de manière cavalière par des mains malicieuses. Nous sommes donc là au stade du paradigme qui stipule qu’ à la guerre comme à la guerre!

D’ailleurs, nous en sommes déjà habitués aux déboires de la Fecafoot et plus spécifiquement les sales affaires qui ont fait perdre la notoriété au football camerounais et en conséquence la crédibilité aux dirigeants qui se montrent, passifs pour .d’aucuns, affairistes pour d’autres.

Au demeurant, c’est le football et la vie des athlètes qui en sortent malheureusement éreintés. Des luttes antisportives qui ont fait que le Cameroun tient le record des comités de normalisation, synonyme d’incapacité à appliquer ses propres textes.

Pour preuve, l’équipe dirigeante actuelle qui ne jouit d’aucune légitimité pour avoir eu à transgresser les textes est quand même à la manœuvre pour tailler à sa mesure les prochaines élections. Chaque fois, c’est toujours le football camerounais et l’argent du contribuable qui sont devant les instances juridictionnelles du football mondial. Un coup c’est le Tas, un autre c’est la Cias… et que savons-nous encore.

En un mot, il s’agit de la cacophonie sciemment entretenue par certains éléments du gouvernement qui se montrent indolent et finalement complice de cette infamie. D’ailleurs, ne dit-on pas dans les couloirs de prise de décisions au sommet que cet amalgame arrange plutôt ceux qui tirent profit du chao du football camerounais. En soutenant le statu quo actuel, ils s’offrent des opportunités de missions où ils gagnent d’importantes sommes d’argent.

Dans « l’ETO’O» de la mafia

Le footballeur camerounais dont on ne doute de nationalité serait actuellement victime des pratiques mafieuses d’une clique d’affairistes et profiteurs du-foot camerounais. Sa candidature annoncée à la quête de la présidence de la Fecafoot est tombée comme une bombe dans l’agora du football roi, ici et ailleurs.

Le goaléador et ancien capitaine des Lions indomptables devra faire face à la condition (sciemment insérée) évoquant la double nationalité. Comme quoi, il est camerounais lorsqu’il fallait jouer et défendre les couleurs nationales; mais discriminé au moment de vouloir participer au fonctionnement d’une fédé totalement investie par des vautours.

Combien de dirigeants camerounais occupant d’ailleurs de hautes fonctions jouissent de la double nationalité? Et même à des sphères politiques où se déroulent d’ailleurs des élections d’envergure nationale, combien de députés et sénateurs ont la double nationalité. Que viens chercher cette chose-là au moment où l’on s’apprête à faire des grandes choses. A qui profite cette subite discrimination à la veille de l’élection à la Fecafoot.

En tout cas, pour la première fois, le peuple souverain entend veiller au grain pour qu’une telle injustice ne soit adoubée par-le gouvernement. Encore moins, par les petits malins de la fédé qui redoutent déjà l’avènement d’une fédé espérée et souhaitée par le peuple camerounais. Surtout la crainte d’un audit qui viendrait débusquer toutes les prévarications de ces derniers temps.

Même s’il n’y a pas l’unanimité autour de la candidature de Samuel Eto’o, il n’en demeure pas moins qu’il jouisse de ses droits en tant que camerounais à part entière. Et donc, il a droit de postuler librement à une candidature élective, comme c’est le cas actuellement à la Fecafoot.

Ici, le fair-play doit être régi en mode opératoire, en acceptant que le meilleur candidat gagne. Les actes d’antijeu de l’équipe aux affaires seront fermement sanctionnés par l’arbitre  public qui est le peuple camerounais

 

 

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