Après deux semaines intenses de campagne électorale, les candidats en lice ont désormais une idée plus claire de leur poids politique. Parmi eux, Pierre Kwemo, candidat de l’Union des Mouvements Socialistes (UMS), se dit confiant de sa victoire.
Ce vendredi soir, lors de son meeting de clôture à New-Bell (Douala), Pierre Kwemo a tenu un discours énergique et sans ambiguïté. Ce député du département du Haut-Nkam a prévenu les autorités contre toute tentative de manipulation des résultats :
« Je suis entier. Je vais à cette élection pour gagner. Je ne vais pas à cette élection pour négocier. Si c’est mon élection et que j’ai gagné, je vous appelle, tout le monde dans la rue ! », a-t-il lancé sous les acclamations de ses partisans.
Une déclaration qui intervient dans un contexte où le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a mis en garde les candidats contre toute « proclamation illégale de victoire ».
Lors d’une conférence de presse tenue le même jour, le membre du gouvernement a rappelé que le Conseil constitutionnel est la seule instance habilitée à proclamer les résultats officiels.
« Être candidat ne confère aucune immunité. Tout écart de comportement sera frappé avec la dernière énergie », a martelé le super chef de terre.
Sans citer de nom, le ministre Atanga Nji a semblé viser Issa Tchiroma Bakary, candidat du FNSC, en tête des sondages selon certaines sources. Seulement, les propos de Pierre Kwemo risquent désormais de le placer dans le collimateur du patron de la territoriale, à 24 heures seulement du vote.
Le pays tout entier retient son souffle, les électeurs camerounais s’apprêtent à écrire une nouvelle page de leur histoire politique. Entre promesses de changement et crainte de tensions post-électorales, le scrutin de dimanche s’annonce décisif pour l’avenir du Cameroun.





