L’ambiance est électrique au sein de l’opposition camerounaise à l’approche de la présidentielle d’octobre 2025.
Sur le plateau de l’émission « Tout au clair », diffusée sur la chaîne privée LTM, Abel Elimbi Lobe s’est violemment attaqué à Anicet Ekane, président national du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM), qui a investi Maurice Kamto comme candidat à la présidentielle du 12 octobre 2025.
Visiblement remonté, l’ancien cadre du Social Democratic Front (SDF) n’a pas mâché ses mots. À propos d’Anicet Ekane, il revendique la paternité du « Groupe de Douala »
« C’est moi qui crée le groupe de Douala. Sur quoi Anicet (Ekane) peut-il se prévaloir pour exclure les gens ? C’est une dérive comportementale excessive. Tu n’exclues les gens que quand tu es le chef. Anicet était le chef de cette affaire ? »
Le groupe de Douala, dont il fait référence, est une initiative lancée par des figures de l’opposition, dont Henriette Ekwe, Sam Mbaka, Anicet Ekane et lui-même pour trouver un candidat consensuel face à Paul Biya. Mais très vite, les dissensions internes ont éclaté. Elimbi Lobe, accusé de propos clivants, a alors été écarté du groupe.
Revenant sur cette exclusion, il minimise celui qui a acté son exclusion : « Anicet Ekane ne représente rien. En quarante ans de vie politique, Anicet n’a jamais été élu. Il est l’un de ceux qui ont divisé l’UPC. Il peut faire un consensus ? Il devait d’abord commencer par rassembler l’UPC. Il ne peut rassembler personne. Il fait partie des acteurs du désordre. Je l’ai cherché parce qu’il est un symbole historique ».
Très critique, Elimbi Lobe accuse également Anicet Ekane d’avoir précipité la chute de l’Union des populations du Cameroun (UPC), parti historique. Pour lui, le choix du MANIDEM d’investir Maurice Kamto ne repose sur aucune base populaire ou représentative.



